Mathurin Méheut

Que toutes celles qui ne partiront pas cet été s’offrent au moins ce voyage dans l’oeuvre de ce peintre dont l’exposition au Musée de la marine est prolongée jusqu’au 1° septembre.M.Meheut2

La Bretagne d’abord, mais pas celle des congés payés, celle des durs métiers de la mer, car l’artiste qui a été artisan lui-même sait l’importance de l’outil et du geste, celle des grands pardons aussi, ainsi que la faune et la flore des fonds marins qu’il peindra avec la précision d’unimages biologiste.

Le Japon ensuite dont il reviendra profondément marqué même si ce beau voyage en Orient est interrompu par la déclaration de guerre de 1914. Mobilisé, Mathurin Méheut continuera de dessiner pour illustrer ses lettres à sa femme et à ses amis.

La suite de l’exposition nous entraine à la suite de ce « touche à tout » qui s’essaiera à la sculpture, à la lithographie, à la céramique, à la décoration d’intérieur en continuant de jouer avec les mêmes sources d’inspiration.meheut3

Nous avons aimé à la fois cette simplicité,(Mathurin Méheut n’est pas un artiste tourmenté dans les affres de la création, mais un homme qui se raconte et qui nous raconte ce qu’il voit le  crayon à la main), et ce perfectionnisme dans l’observation et la réalisation, car certaines planches sont époustouflantes de précision.

Un beau voyage, assurément dans l’univers de ce peintre qui né en 1882 à Lamballe, s’est éteint  en 1958.

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