Qu’allons-nous faire de grand-mère?

Le titre du livre, au charme poignant de Bernard Lecomte est tout à fait d’actualité.

Nous devrions nous réjouir des progrès de la médecine, de l’allongement de la durée de vie.

Mais à quoi bon ! ?Grand-mère

Si c’est pour finir comme Rosette confrontée à l’ingratitude de ses enfants. Une simple chute, sans réelle gravité, et la voilà parachutée sans retour dans une maison de retraite.

Comment en quelques mois transformer une vieille femme, pas si âgée que cela, heureuse de vivre, de s’occuper de son jardin, des ses souvenirs, en une épave humaine.

Préoccupés par cet arrachement à tout ce qu’aimait leur mère, les cinq enfants de Rosette auraient pu l’entourer d’une affection sincère, soucieux de son bien-être et de sa sécurité dans cette nouvelle maison dotée du sympathique nom des « Marronniers ».

Non, sous couvert d’une fausse bonne conscience, teintée d’un égoïsme forcené, de matérialisme et même de rancune, chacun, parfait reflet de la société, va laisser décliner Rosette.

Nous nous attarderons tout particulièrement sur la conclusion de Bernard Lecomte à travers les paroles du médecin de la maison de retraite.

 Le divorce par consentement mutuel, l’avortement, l’homosexualité et bientôt l’euthanasie; les hommes ont légiféré, se sont entourés de multiples et soit-disant garanties. Ce qu’on ne pouvait considérer comme normal autrefois, nous arrivons à le banaliser sans aucun scrupule aujourd’hui.

« qu’allons-nous faire de grand-mère » et si c’était plutôt « quelle pilule mortifère pour grand-mère » ?

Moussaillon

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