Je suis la fille de « jamais sans ma fille »

Qui n’a pas vu ou lu « jamais sans ma fille », l’histoire poignante de cette jeune femme américaine qui, mariée à un iranien va voir un simple voyage en Iran pour des vacances se transformer en prison « a perpet » au pays des ayatollahs.images

Finalement elle s’évadera avec sa fille de quatre ans pour retrouver sa patrie.

Le temps a passé et  c’est à cette petite fille « Mathob » de raconter la suite, de cette expédition à travers la neige, le froid et la faim pour fuir l’Iran jusqu’à la mort de son père en 2009, elle a alors trente ans.

Ce père qui va être une menace permanente et malgré lequel il va falloir se construire. Opération qui semble réussie grâce à une mère très aimante, des amis surs et surtout grâce à une éducation chrétienne dans une école luthérienne qui va lui faire découvrir la force de l’amour et du pardon.

Mais pardonner n’est pas se faire avoir.

Un de ses professeurs disait souvent: « Si on abuse d’un privilège, on perd ce privilège », (c’était au sujet des petits moments de récréation que ce professeur octroyait à ses élèves mais dont il ne fallait pas abuser) mais Mathob en a fait son miel.

« Mon père a eu le privilège d’une vie heureuse entre son épouse et sa fille. Il en a abusé et il a perdu ce privilège, c’est lui qui est puni, c’est lui qui en souffre, pas moi ».

Un beau livre, très riche d’enseignements et coup de chapeau à cette jeune femme qui a su tirer le meilleur parti de tous ses malheurs pour en sortir plus forte, là où d’autres auraient pu sombrer dans le plus profond désespoir.

Haddocka

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