Pas de voile pour Marianne ! Le cri d’amour d’Elisabeth Lalesart

imageLe 8 décembre dernier, lors de la manifestation « Résistance Républicaine » à Paris, une jeune femme prend la parole pour lancer un vibrant appel :  » la France, aimez-la et gardez la ». Battez-vous pour elle parce qu’elle en vaut la peine, défendez-la, protégez-la et réapprenez à l’aimer, car désormais elle n’a plus que vous. C’est aussi la conclusion d’un petit ouvrage qu’elle vient de publier aux éditions Riposte laïque sous le titre évocateur  » Pas de voile pour Marianne » et qui mérite qu’on s’y arrête pour la force du témoignage qu’il contient .

Car Élisabeth Lalesart est iranienne, née en 1967 sous le régime du shah dans ce pays de l’abondance, de la tolérance et de la liberté qui ressemble alors tant à la France où, alors qu’elle a quatre ans, elle suivra ses parents venus à Paris pour leurs études.  C’est en 1975 que la famille revient à Téhéran où ses parents connaissent une ascension fulgurante grâce à leurs doctorats français. Ils connaissent alors la montée progressive de l’islamisme, le départ du shah et l’installation des ayatollahs. Elle vit les fusillades dans les rues, les manifestations contre le shah à la tête desquelles on trouve souvent des occidentaux , elle assiste à la suppression de la mixité à l’école, au changement de contenu des manuels scolaires et à la dégradation du statut des femmes obligées désormais de porter le voile. « L’Islam donne beaucoup aux hommes, il leur permet de se servir des femmes et de leur corps comme ils le souhaitent et autant de fois qu’ils le désirent, sans le consentement de ces dernières, bien évidemment ». Le détail de certaines atrocités commises suscite l’horreur!

Et il leur faudra aussi vivre le déclenchement de la guerre avec l’Irak …c’est dans ce contexte que l’exil en France a lieu en 1985. Elle vient d’avoir son bac et s’installe avec ses parents à Montpellier où elle fait des études scientifiques tandis que ses parents ouvrent une épicerie. Des années difficiles où elle découvrira une France différente de celle qu’elle avait connue lors de son enfance. Magouilles et tricheries à l’université, violence à l’hôpital où elle se rendra plus tard lorsqu’elle est mariée et enceinte, transformation du service public, en l’occurrence l’ANPE, où elle obtient son premier emploi à l’issue d’un concours et qui, de service au client deviendra une machine à statistiques à des fins avant tout politiciennes….le constat qu’elle fait de sa vie dans notre pays est sans appel. Là encore elle raconte son expérience de syndicaliste, de responsable d’une association de parent d’élèves avec nombre d’anecdotes dont tout le monde peut avoir fait l’expérience. Elle décrit le deux poids deux mesures, droit sans limite pour les uns, devoir obligatoire pour les autres.  » Le faible est écrasé avec une délectation perverse tandis que le voyou est choyé et encouragé ».

Aujourd’hui chef d’entreprise dans le secteur de l’énergie elle se lance en politique pour que la France qu’elle aime tant ne devienne pas l’Iran. Car la force de son expérience et de son témoignage réside dans la comparaison réaliste, parce que reposant sur du vécu, entre ces deux pays et la peur qui en découle de nous voir subir le même sort que ses compatriotes d’origine .

Bachi-Bouzouk

Publicités
Cet article a été publié dans A lire. Ajoutez ce permalien à vos favoris.