Charlie, connais pas!

Je l’avoue sans honte, je crois n’avoir jamais eu ce journal entre les mains. Et quelques « unes » aperçues dans les kiosques m’en avaient dissuadé.

Je ne suis donc pas Charlie. Cela ne m’empêche pas de trouver qu’une kalachnikov contre des stylos, même très méchants et très irrévérencieux, c’est très largement disproportionné. Dans un monde civilisé, quand on a des griefs contre des dessins ou autre chose, on convoque la justice, ailleurs, manifestement, ça ne se passe pas comme ça.

Il y a donc les barbares et puis il y a les salauds. Ceux qui, le jour même ont ouvert une boutique en ligne pour vendre tee-shirts, sacs et mugs où on peut lire: je suis Charlie et ceux qui, d’une manière générale ont donné leur âme à Mammon.

Faire du fric à tout prix sur le malheur des autres, ne rien respecter, n’avoir d’empathie pour rien ni pour personne c’est aussi une forme de barbarie.

Nous sommes pris en tenaille entre deux monstres et si je savais dessiner je ferais un tout petit bonhomme entre deux géants: l’Islam d’un côté, qui voudrait bien nous manger tout cru et les puissances de l’argent  et autres forces occultes de l’autre, qui nous jetteraient volontiers dans la marmite du grand tout mondialiste.

Le petit bonhomme au milieu aurait très peur, peur de perdre ce qu’il a de plus cher, sa liberté de penser et d’agir, mais il serait bien décidé à se défendre avec ses petits poings jusqu’au bout.

Haddocka

 (j’apprends ce soir, que sous la pression des internautes outrés, le site: jesuischarlie.net, a été fermé)

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