Quasi frères et quasi soeurs

C’est le terme officiel retenu pour désigner ceux qui, n’ayant aucun lien de parenté vivent sous le même toit comme des frères et soeurs.

famille recomposée

Ils seraient environ 100 000 en France à vivre dans une famille recomposée par décision amoureuse de l’un de leurs parents.(un homme et une femme qui ont chacun la garde d’un enfant au moins d’une union précédente et qui vivent ensemble)

Car, si avant quatre ans, 85% des enfants vivent avec leurs deux parents, au delà de quinze ans, c’est 10% seulement.

Si la cohabitation de deux enfants ou pire de deux adolescents que tout sépare se passe quelquefois très mal, elle se passe aussi quelquefois très bien voire trop bien, beaucoup trop bien quand il arrive que deux jeunes tombent éperdument amoureux. Ces relations sont-elles acceptables?

Les parents pensent que non. Cette cohabitation, surtout si elle est ancienne, est considérée par eux comme un inceste, mais pour les enfants, il n’y a pas d’objection puisqu’ aucun lien du sang ne les lie.

Pourtant dans le cas d’adoption, le mariage reste impossible entre l’adopté et les descendants de l’adoptant ou entre deux adoptés qui pourtant n’ont pas plus de lien du sang. (code civil)

Le projet de loi sur la famille remis sine die aura du mal à trancher. Tout dépendrait du temps passé ensemble et, comme pour le statut de beau-parent, les situations sont tellement différentes et les intérêts tellement divergents, qu’il est quasiment impossible de légiférer pour tous.

Aussi c’est le bien de l’enfant qui prévaut. Enfin qu’on essaie de faire prévaloir car il est bien entendu que ce qui prévaut pour le bien de l’enfant c’est avant tout une famille unie qui même si elle n’est pas parfaite (et aucune n’est parfaite) donne à l’enfant une sécurité que la multiplication des parents, grand-parents, frères et soeurs, garde partagée, ne peut que ruiner

Haddocka

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