Ceux du 11° étage

ceux du 11 Carnet de bord d’une famille catho en cité HLM

Amaury Guillem
( éditions du Cerf 2014)

Témoignage parfois cocasse, intéressant et émouvant d’Amaury et sa femme, parents de trois petites filles. Catholiques en mission, ils partent à la rencontre de familles en vivant dans une cité du nord de Marseille et découvrent un univers violent, bruyant, nauséabond. Ils vivent au milieu de trafiquants de drogue, de gens démunis, désespérés, sans travail, de clandestins, de femmes battues… Les enfants sont plongés dans ce monde d’adultes où les jeux sont des jets de pierres et des règlements de comptes. Et pourtant, grâce à leur foi profonde, aux prières et à l’Eucharistie, au-delà de ces conditions difficiles, ils découvrent que

« ce que ces gens attendent, c’est un peu d’amour. »

Ils vont s’efforcer par leur façon de vivre leur foi , de gagner la confiance de leurs voisins et de les comprendre. Au-delà du soutien scolaire, ils organisent des sorties pour les adolescents et même pour les familles au cours desquelles de véritables dialogues s’instaurent pour parler mariage, famille, vie de couple, éducation (même sexuelle !), vie des femmes, télévision, carcan de l’islam dans la vie quotidienne, fêtes religieuses, Coran et Evangile. « Nous voyons vivre des musulmans, ils voient vivre des chrétiens »

.Pour protéger ses petites filles de ce monde hostile et brutal, il les inscrit dans une école privée où chrétiens, athées et musulmans, habillés de bleu et blanc ont l’obligation de suivre l’éveil à la foi, le catéchisme et les pèlerinages ! Les musulmans découvrent des catholiques qui prient, qui disent le chapelet, qui assistent aux offices.

« Les musulmans attendent des chrétiens qu’ils prient. Quand nous prions, ils nous honorent, car nous honorons Dieu ».

Comme nous sommes loin des terroristes musulmans de Daesh ou d’Al QuaÏda qui mènent une véritable guerre contre les chrétiens !!!

« Tout le monde vit sa foi comme il l’entend, sans crainte du regard de l’autre »conclut l’auteur qui cite le pape François « les pauvres ont beaucoup à nous enseigner. En plus de participer au « sensus fidei, par leurs souffrances ils connaissent le Christ souffrant…Nous sommes appelés à découvrir le Christ en eux… »  Cette famille a découvert la joie chrétienne profonde, cette joie de vivre l’Evangile, qui ramène à l’essentiel de la vie des chrétiens.

Un bel exemple de retour à » l’Evangile en actes » pour connaître la vraie joie chrétienne qui se répand. A défaut de vivre cette expérience difficile au coeur des cités, pratiquons au moins un catholicisme de proximité

A lire sans modération !

Mille sabords

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