Véronique et Clotilde

Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous présenter deux livres ensemble, deux histoires d’amour. Pas des histoires à deux balles de la collection Arlequin mais des histoires d’Amour avec un grand A, cette force « qui excuse tout, qui croit tout, qui espère tout, qui supporte tout » (I cor 13, 1-13).

Deux témoignages de jeunes femmes d’aujourd’hui.

montre moi 2Véronique: Elle naît dans une famille juive non pratiquante, enfance chahutée, hyper sensibilité, en quête d’absolu: « je voulais seulement être aimée, j’aurais fait n’importe quoi pour ça ». Cet amour, elle va le chercher de bras en bras sans jamais le trouver vraiment. Mais le Christ a jalonné sa route de « petits cailloux blancs », (le mystère de son prénom d’abord puis Coralie, Incarnation, Indar et bien d’autres) pour qu’un jour elle Le trouve car Il l’attend depuis toujours. C’est ce cheminement que Véronique nous raconte dans un récit sans fard où s’entremêlent ses souvenirs personnels, des méditations et des citations. C’est le journal d’une âme qui se met à nu dans une langue magnifique, d’une poésie envoutante où on entend le souffle de l’Esprit saint.

tombée du nid3Clotilde: Une jeune femme pas du tout rêveuse, une mère de famille nombreuse qui essaie de faire de son foyer un vrai foyer chrétien avec Nicolas son mari en commençant par accueillir la vie comme elle vient. Mais il y a chez eux un trop-plein d’amour et ils souhaiteraient donner à un enfant que personne ne désire ni n’attend, à un petit oiseau tombé du nid, la chance d’être aimé comme leurs propres enfants. Commence alors un véritable parcours du combattant car Clotilde et Nicolas n’entrent pas dans les cases des professionnels de l’adoption.

Clotilde raconte avec des mots simples, des mots de tous les jours, à partir des notes qu’elle a prises au fur et à mesure, ce chemin vers la petite Marie.

Alors pourquoi rapprocher ces deux histoires complètements différentes?

Parce que, pour notre monde très rationnel, ces deux femmes sont complètement « allumées », « givrées », cinglées ».

Pour Véronique, passer de paumée noctambule des bars de la Bastille à sainte nitouche sous les voutes de l’église Saint Gervais, c’est à n’y rien comprendre. Ses amies le lui disent: « Tu as été embrigadée, le christianisme est une secte, tu es devenue folle« .

Pour Clotilde, se pourrir la vie avec un enfant handicapé alors qu’on est déjà perçu comme un brin zinzin d’avoir « fait » six enfants,  ça ne passe pas…« Pourquoi autant d’enfants, pourquoi si rapprochés? »

Seulement voilà, Saint Paul nous a prévenu depuis longtemps: (I cor 1, 27) et ça dure depuis 2000 ans:

« Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ».

Mais qu’elle est belle, qu’elle est belle la folie des filles de Dieu.

Haddocka

Montre-moi ton visage de Véronique Lévy, éditions du cerf

Tombée du nid de Clotilde Noël, éditons Terramare

 

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