Dors, demain ça ira mieux

Lucie a dix neuf ans quand, à la suite d’un avortement, elle sombre dans une dépression profonde qui nécessite son internement dans un hôpital psychiatrique.

Nécessité qu’elle conteste tout au long de son livre.

Lucie estime qu’une meilleure écoute de sa famille et des professionnels de santé aurait suffi à la sortir de son désarroi et de son désir de mourir.

Tout son témoignage est un réquisitoire contre la psychiatrie et surtoutdors,demain les antidépresseurs et autres drogues légales avec lesquelles on soigne les dépressifs.Ces médicaments, s’ils sont efficaces pour vous faire tenir tranquille et vous éviter le suicide ou autres auto-mutilations, ne vous soignent pas et Lucie pense qu’on ne se défait pas plus facilement de ces drogues pharmaceutiques que des autres ce qui rend le sujet dépendant à vie souvent. Et puis un séjour en psychiatrie vous suit toute votre vie aussi surement qu’un séjour en prison!!!

Lucie finira par s’en sortir à peu près, après pas mal d’errances et par sa seule volonté car ni ses parents séparés et très négatifs, ni ses « petits amis » immatures et irresponsables ne l’aideront.

Il y a deux aspects très intéressants à ce livre:

-premièrement, le drame de l’avortement sur des sujets très jeunes à qui on ne parle que de vie foutue sans même leur demander leur avis.

-deuxièmement, la découverte de l’univers de la psychiatrie souvent mal connu. Nous avons ici un témoignage, d’autres pourraient dire que les traitements psychiatriques les ont sauvés, nous ne jugeons pas, nous vous livrons un avis….

Mais nous avons surtout, en creux, un mode d’emploi de ce qu’il ne faut pas faire!!!

Haddocka

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