D’Angoulême à Cologne, la route de la « féminitude »

Angoulême: Grand émoi à trois semaines de l’ouverture du festival. Aucune femme n’est nominée pour le grand prix de la BD. Inadmissible, encore un coup des hommes qui voudraient nous faire croire que les femmes ne savent pas dessiner ou raconter des histoires. Depuis Claire Brétecher trop peu de femmes ont été à l’honneur. Les féministes sont vent debout!!

Cologne: L’esprit encore encombré des excès du réveillon, on apprend via les réseaux sociaux que des jeunes femmes ont été agressées sur l’esplanade de la gare.

                                                                     gare de cologne
Ah me dis-je, ça va chauffer! Nos féministes déjà bien agacées par l’affaire d’Angoulême, vont suffoquer d’indignation, elles vont organiser une manif géante, on va peindre des banderoles: « Nous sommes toutes des jeunes allemandes »ou « je suis Fräulein ».

Mais rien

Les jours passent, toujours rien. Pas un article dans la presse féminine, pas une explication sur la présence de ces jeunes femmes à minuit un 31 décembre devant la gare. Sortaient-elles des trains, étaient-elles seules, en bandes, leurs petits amis se seraient-ils fait la malle quand les choses ont commencé à mal tourner, impossible de savoir.

A force de chercher, j’ai fini par trouver un communiqué de « osez le féminisme ». Je cite:

Nous saluons cette indignation collective…nous ne pouvons que regretter que celle-ci soit à géométrie variable…chaque année 84 000 femmes majeures sont violées en France…Selon l’origine des agresseurs, y aurait-il des victimes de viol qui mériteraient d’être plus soutenues que d’autres?

Nous y voilà. Cette fois ce sont les migrants qui sont accusés, alors c’est compliqué. Les montrer du doigt, c’est être raciste, xénophobe, islamophobe, vous savez bien et surtout, c’est faire le lit des partis d’extrême-droite, alors pas question de se mouiller dans cette sale histoire.

La chancelière allemande est sur la même ligne qui veut laisser du temps aux nouveaux venus pour apprendre les moeurs occidentales et madame Henriette Reker, maire de Cologne demande tout simplement à ses administrées de passer au large de ces hommes venus d’ailleurs, de la longueur d’un bras tendu (sic). Elle aurait pu aussi leur demander de porter des jupes jusqu’aux pieds et de couvrir leurs cheveux.

féminitude: contraction de féminisme et de dhimmitude. Nous sommes sur la route, où nous mènera-t-elle?

Haddocka

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