Le13e jour

Après le grand miracle du 13 octobre 1917, voilà un nouveau « petit miracle » pour les hommes du XXIème siècle:
la sortie sur UN écran parisien (le Lucernaire) du film   « le 13ejour  » .le 13e jour
Ce titre n’est pas anodin car ce film retrace très fidèlement l’histoire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima, petite ville du Portugal, du 13 mai au 13 octobre 1917, tous les treize du mois (excepté au mois d’août où les enfants en prison n’ont pas pu se rendre au rendez-vous)
Pourquoi « petit miracle » ?
Que ce film ait été pensé et produit par un certain M. Hughes, fervent de Fatima, et qu’il ait pu être réalisé avec autant de talent par deux frères, Ian et Dominic Higgins, en cette époque profondément athée et rationaliste est déjà difficile à imaginer.
Mais si, Notre Dame « revient » sur les écrans cette fois.
Oui,  la technique a du bon quand elle est au service de la vérité historique et de la beauté naturelle et surnaturelle. Car il faut le dire pour les cinéphiles « le treizième jour » est aussi une oeuvre d’art qui rappelle par certains côtés les films d’un Dreyer ou d’un Bresson.
Le noir et blanc permet d’insérer  les clichés de l’époque et d’épurer le propos tandis que la couleur, habilement employée rehausse les scènes peut-être les plus extraordinaires.
Il n ‘y a rien de trop. Les dialogues sont sobres. Les trois enfants Lucie, ses deux cousins Jacinthe et François et leurs parents sont merveilleux de justesse et ceux qui ont déjà eu entre les mains cette photo assez connue, des trois voyants au regard empreint de gravité,fatima seront heureux de les voir s’animer enfin, parler, prier, sourire, résister en obéissant aux ordres de la  » Dame venue du ciel » et surtout garder une Foi inébranlable dans la promesse qu’Elle leur a faite d’ un grand miracle qui aurait lieu le 13 octobre .
Ce miracle, point d’orgue du film qui va nous montrer, grâce aux techniques nouvelles ce que 70 000 personnes auront vu ce jour-là.
Mais c’est aussi une histoire ancrée dans la vie paysanne de l’époque. ainsi le père de Lucie perd l’usage de ses terres, pâturages et cultures à la Cova da Iria, lieu des apparitions, à cause de la foule qui s’y presse par piété ou simple curiosité et qui a saccagé les lieux. Et pour des hommes qui ne vivent que du produit du sol, c’est une véritable catastrophe.  Pourtant malgré cette épreuve bien matérielle il garde confiance en sa fille qui n’a jamais menti, ne se révolte pas comme son épouse qui a du mal à accepter la situation. Les souffrances morales, spirituelles et humaines sont bien présentes. La belle dame l’avait prédit aux enfants qui ne sont épargnés par personne mais qui restent fermes dans la foi.
Porté par une très belle musique, ce film magnifique touche les coeurs et nous rappelle combien le ciel est proche de nous et veut sans cesse nous sauver de nous-mêmes, mais nous l’oublions tellement vite, pourquoi ?
Au Lucernaire 14 h et 20 h 30 toute la semaine puis se renseigner sur Allo ciné
Analphabète
Publicités
Cet article a été publié dans A voir. Ajoutez ce permalien à vos favoris.