La passion d’Augustine

Réalisé par Léa Pool, ce film canadien retrace la vie d’un couvent pour jeunes filles à l’époque du concile Vatican II

augustine Mère Augustine, la prieure de cet établissement qui est surtout dédié à l’enseignement de la musique et à la formation de  futures grandes pianistes, affronte, pour sauver SON couvent et sa spécificité, d’une part la Supérieure de sa congrégation d’autre part l’Etat qui veut instaurer l’école laïque .

Dans ce contexte, sont ébauchés les caractères des religieuses : l’enseignante amoureuse de la langue française (elle aussi pure musique), la syndicaliste, la vieille cuisinière, la chef de chœur, l’excentrique qui fait briller les parquets en cadence, la supérieure générale, maîtresse femme d’affaires qui tient les comptes et bien sûr Mère Augustine passionnée de musique qui a connu la vie avant d’entrer en religion .

    Tout autour gravitent les pensionnaires qui s’épanouissent à l’école des Bach, Mozart, Schubert, Chopin et autres compositeurs …Parmi elles,  la nièce de mère Augustine petit prodige un tantinet rebelle !

D’un magnifique hiver canadien on glisse doucement vers le printemps de la « modernité » qui s’infiltre dans le couvent sans trop de résistances mais non sans douleurs – magnifiquement rendues lorsque les religieuses, sur ordres d’en haut, devront abandonner leur costume – sous l’impact du concile et des coups de boutoir de la laïcité.

Voilà un petit film écrit par une femme ,  joué par des femmes ( univers féminin du couvent oblige) qui ne manque pas d’intérêt et démontre encore une fois que l’art et le beau élèvent l’âme et sont une des meilleures écoles d’exigence et d’éducation.

 Il faut quand même relever que l’aspect purement spirituel de la vie religieuse n’est pas le centre du propos même s’il n’est pas totalement absent.

Encore en salle à Paris, se renseigner

Analphabète

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