Adieu Simone!

Nous connaissions déjà beaucoup de qualités à Gabrielle Cluzel: de l’humour, un franc-parler, de l’engagement, du courage mais nous ignorions encore ses talents de lépidoptérophile.

Nous la voyons ici, dans ce nouveau joyeux libelle, partir à la chasse aux idées folles qui se pavanent dans l’air du temps au sujet des femmes, pour finalement les épingler une à une comme il se doit à un chasseur de papillons, avant de les offrir à notre contemplation.

simoneLe premier de sa collection s’appelle »Simonius Bauvoirus« . De bleu profond et de jais sur le dessus, il est gris et triste en dessous. Gabrielle Cluzel lui a définitivement réglé son compte et il donne son nom à son livre.

Puis vient, tout rose et virevoltant, le »pressfemininus » un petit papillon qui n’a l’air de rien et inoffensif mais « qui vend du prêt à penser en même temps que du prêt à porter »

Il y a aussi le papillon« cosinus » qui présente la particularité de se gratter la tête avec son antenne. Qu’allons-nous inventer comme féminin à « quartier-maître », dans la marine, quand ce sous-officier est une sous-officière? Et faudra-t-il un jour, imaginer un féminin à violeur?

Difficile d’épingler correctement le »taubiratus » et le « vallaubelkacemus »  car dès qu’on les a enfin coincés au fond de son filet, on n’a qu’une idée: leur taper dessus.

Gabrielle cluzel continue sa chasse avec la grande famille « révolutionsexuellus ». Ce papillonsont des papillons aux jolies couleurs mais très prétentieux. Ils ont la particularité de ne pas vouloir se reproduire! Tant mieux disent certains, on sera bientôt débarrassés, mais les spécialistes s’inquiètent, pas si simple,  ils sont absolument nécessaires à l’éco-système.

Nous pouvons admirer aussi » l’islamus ». Encore inconnu dans nos contrées il y a quelques décennies, il s’acclimate petit à petit sans doute par suite du réchauffement climatique. Il est très prolifique, lui, mais c’est un papillon de nuit.

Il y a encore bien d’autres lépidoptères sur ce présentoir et nous laissons au lecteur le plaisir de les découvrir…

Vous l’aurez compris, c’est tout le féminisme qui est remis en cause ici, ses excès se retournant contre lui.

 » Rongé de l’intérieur, le féminisme est en passe de s’auto-détruire ».

En presque 70 ans qu’y ont vraiment gagné les femmes?

La pilule se révèle dangereuse, la maternité est une tare au regard du rendement économique, l’amour sans préambule se réduit à: » tu veux ou tu veux pas? »

Il est temps pour les femmes de prendre leur destin en main et de sortir de ce qui est devenu un ultra-conformisme empêtré dans ses contradictions: le féminisme.

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Gabrielle CLUZEL:

Adieu Simone! Les dernières heures du féminisme.

Ed Le Centurion

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