Le bureau de la tentation

A quoi pense la jeune femme qui le matin ferme la porte de son appartement pour aller travailler ?

          -Qu’alors commence une nouvelle vie qui n’a rien à voir avec la première.

          -Dans sa première vie il y a un mari, des enfants, une famille, une maison.

         -Dans cette deuxième vie il y a les dossiers qu’elle va devoir traiter mais aussi les              gens  qu’elle va croiser.

Même si on peut imaginer que son travail lui plait (dans 80% des cas les femmes ne travaillent que par nécessité économique pour des tâches sans réel intérêt) et qu’elle a choisi de l’exercer, le regard que les autres vont poser sur son travail, vont avoir autant d’importance que le travail lui-même.

          -Et quelle est la femme qui n’a pas besoin de reconnaissance, de compréhension et de             valorisation ? Besoins  difficilement satisfaits devant l’évier ou le micro-ondes.

Bien sûr son mari lui dit qu’il l’aime, elle ferait n’importe quoi pour ses enfants mais chacun sait que peut s’installer insidieusement dans un couple: ressentiments, non-dits, blessures refoulées, oppositions mal gérées,

          -et cette deuxième vie au bureau va permettre d’assouvir le cas échéant, ce manque,    grâce à des collègues qui sauront montrer délicatesse, considération, attention et même…tendresse.

Allons droit au but, aucune femme n’est vraiment à l’abri de la tentation de trouver une épaule secourable ou une oreille attentive dans un moment de déprime ou de découragement.

           -Alors peut s’installer comme un petit flirt sans conséquence, une sorte de jeu   d’adolescent, comme au lycée .

Il y a aussi ces fameux week-end d’intégration, ces voyages-séminaires censés rapprocher les membres des équipes, trop les rapprocher ?

Il y a enfin, si les choses deviennent plus sérieuses de véritables jeux de rôle entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ceux qui font comme si etc…

Inévitable me direz-vous.

Inévitable en effet que, plus le lieu de travail est mixte, plus les occasions sont possibles. Les hommes sont toujours en embuscade, je ne dis pas que tous le sont mais qu’il y en a toujours qui le sont. Il y en a même qui sont très entreprenants comme le montre l’actualité récente, à votre corps défendant !

 Il faut donc que la femme mariée soit perpétuellement sur ses gardes. Aucune familiarité, quitte à paraitre froide ou distante. Dites et redites que la chose qui compte le plus pour vous c’est votre famille et que vous ne lui sacrifierez jamais rien.

Quelle mère la morale celle –là !

Le but n’est pas de faire la morale mais de mettre en garde. Nous avons vu trop de drames, de foyers détruits pour un moment d’abandon, un « petit coup de mou ». La mixité à tous les étages, une société aux mœurs de plus en plus libres et qui s’assoit sur des siècles de savoir-vivre permet à chacun « de tenter sa chance ».

Loin d’être apaisés, les rapports humains sont de plus en plus tendus, tout peut basculer très vite et impossible d’arrêter la machine qui ne demande qu’à s’emballer.

Alors mère la morale ?

Peut-être mais ne pensez-vous pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir ?

Boit sans soif

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