Adieu Mademoiselle

Encore un « adieu »eugénie bastié 1

Après celui de Gabriel Cluzel à Simone (voir notre article du 6 juin), voilà celui d’Eugénie Bastié à Mademoiselle.

Deux titres très proches pour un seul sujet, écrits par deux femmes et qui sont sortis en librairie à peu près en même temps.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le féminisme est à l’ordre du jour. Il semble qu’il ait largement achevé le travail qu’il s’était assigné 67 ans après « le deuxième siècle ». Empétré dans ses excès et ses contradictions, Gabrielle Cluzel pense qu’il va mourir de lui-même. Eugénie Bastié, (mais ce n’est pas la même génération) est beaucoup moins optimiste.

« Le néoféminisme croit à la course infinie à l’égalité, le progrès est tel un cycliste ivre: qu’il s’arrête d’avancer et il tombe »

Il lui faut donc trouver sans cesse de nouvelles façons d’avancer, de nouveaux combats dans la grande tradition révolutionnaire et marxiste.

Sur tous les sujets « sociétaux » ce n’est plus la femme qui compte mais les nouvelles revendications. Ainsi en est-il de ce pauvre titre de « Mademoiselle » supprimé par décret parce que discriminant sous la pression des associations féministes.

On pourrait en rire parce qu’anecdotique mais en fait c’est très révélateur. Les lobbies se saisissent de tout ce qu’ils trouvent pour aller toujours plus loin dans leurs revendications: GPA, gender, voile islamique, prostitution, transhumanisme et surtout « faire tourner à plein régime la matrice de la post-modernité occidentale, haine viscérale de soi, du même, du proche et apologie indulgente de l’autre, du différent, de l’étranger. »

« Le féminisme victimaire ne connait que la femme humiliée, battue, violée, alliée objective de l’homosexuel et du transsexuel, asservis et persécutés comme elle par le mâle despotique »

« Le néoféminisme a conduit les femmes à se rendre aveugles à leurs propres qualités, leurs propres ressources, leurs propres richesses pour se conformer au pire modèle masculin. »

Difficile de résumer un tel livre tant il est dense? La position de l’auteur sur l’avortement fera grincer des dents, une certaine dureté envers les hommes aussi sans doute mais nous tenons là un ouvrage très complet et très pertinent.

eugénie Bastié 2Retenez bien le nom d’Eugénie Bastié, jeune journaliste de 24 ans!

On n’a pas fini d’entendre parler d’elle!

Bravo Mademoiselle

Haddocka

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