La confession

Un film de Nicolas Boukrief avec Romain Duris (l’abbé Morin) et Marine Vacth (Barny) dans les rôles principaux.

Commençons par saluer l’audace du réalisateur et de ses producteurs de porter à l’écran, par les temps qui courent, le livre de Béatrix Beck écrit en 1952, livre autobiographique où elle confie, jeune communiste athée (pléonasme) sa conversion au catholicisme par l’intermédiaire d’un jeune prêtre. Ils finiront épris l’un de l’autre mais resteront dignes des promesses qui les engagent car Barny est mariée et maman d’une petite fille alors que son mari est prisonnier, nous sommes en pleine occupation allemande.

Saluons ensuite le choix de montrer un prêtre digne, intelligent, profondément humain et respectueux même si le choix de Romain Duris qu’on a vu dans des films tellement différents a du mal à s’imposer.

Marine Vacth est assez remarquable et les gros plans sur son visage et ses yeux sont superbes. Les décors aussi sont très soignés pour une reconstitution du climat de l’époque. Pas d’électricité mais des bougies, pas de chauffage, semelles de bois, pénuries diverses et variées et on voit l’abbé Morin fabriquer seul ses hosties à l’emporte-pièce.

Il y a quelque beaux dialogues entre ce jeune prêtre et cette jeune femme sur la Foi et sur Dieu. Exemple :

« Vous ne pouvez pas prouver l’existence de Dieu car Dieu n’a pas d’existence, Il EST l’existence » mais souvent ces questionnements manquent de développement.

 « La confession » reste un beau film, un beau sujet, mais loin, très loin du chef d’oeuvre de Béatrix Beck, prix Goncourt 1952, ce que tentera de vous démontrer Analphabète (pas si analphabète que ça) dans un article à venir.

Et si chaque spectateur avait envie, comme nous après le film, de lire ou de relire « Léon Morin Prêtre », ce serait à porter au crédit de Monsieur Nicolas Boukrief.

Haddocka

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