Balenciaga, l’œuvre au noir

 

Superbe exposition proposée par le musée Galliera au musée Bourdelle.

Les robes sculpturales de Balenciaga ( 1895-1972) semblent répondre aux sculptures de Bourdelle, le titre l’annonçait, la couleur est le noir. Couturier viscéralement espagnol, imprégné de culture hispanique, ce n’est pas le noir du grand deuil (l’époque est révolue !), c’est le noir qui rend le vêtement élégant.

C’est le noir inspiré de Goya, de Zurbaran et de Vélasquez. Même les toiles de patrons, ordinairement écru sont ici noires ! Jeu du noir mat et du noir brillant pour les robes et les manteaux du soir, dentelles noires, qui rappellent les mantilles, satin duchesse noir, tailleurs de cannelé de  laine noirs coupés magistralement dans des matières somptueuses comme le cloqué et le façonné. Les ateliers Abraham créent même pour Balenciaga le gazar, une soie contrainte, infroissable permettant d’amples volumes d’une brillance nacrée.  Parfois les robes sont cachées dans des sortes de « confessionnaux » ajoutant au côté mystérieux  un côté théâtral (en fait pour être protégés de la lumière !).

Noir drapé, taffetas de soie bouillonné, broderies de perles et de jais : tout concourt à donner à la femme toute sa féminité en osant même des volumes structurés et modernes que l’on aimerait  porter encore de nos jours .

Petit conseil d’amie: Pour 6 euros achetez le petit catalogue très bien fait qui présente quelques  modèles emblématiques de l’exposition et  un remarquable abécédaire de la couture et des tissus : pan droit fil sur enforme drapé, soufflet, sparterie, cigaline et marquisette n’auront plus de secret pour vous.

Exposition ouverte jusqu’au 16 Juillet au musée Bourdelle, 18 rue Antoine Bourdelle 75015

Fermé le lundi

Mille sabords

 

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