En attendant Bojangles

Prenez un couple fusionnel, un vieux sénateur, un grand oiseau des îles apprivoisé, un 78 tours de Nina Simone qui chante « Monsieur Bojangles », secouez bien, arrosez copieusement de cocktails variés et vous obtiendrez l’hilarant premier roman d’Olivier Bourdeaut.

L’auteur, c’est le petit garçon qui voit  ça et ne comprend pas tout, qui adore la vie que lui offrent ses parents, si fantaisiste, sans contraintes et pleine d’imprévus.

Un premier roman très gai, très amusant, mais pas seulement, car la folie, même si on essaie de la transcender pour la rendre jolie avec beaucoup d’amour, reste une tragédie!

« Au deuxième étage de le clinique il y avait les « déménagés du ciboulot ». Pour la plupart le déménagement était en cours, leur esprit partait petit à petit, alors ils attendaient patiemment la fin du nettoyage en mangeant des médicaments ».

Terrible constat d’échec de la médecine à guérir les maladies du cerveau.

Alors on referme le livre en se disant « pauvre gosse », avec un poil de mauvaise conscience d’avoir tant ri à une histoire de fous!

Parfait petit roman à glisser dans sa valise ou à prévoir pour un trajet en train.

Haddocka

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