Numero Une

 Ce film nous plonge dans l’univers impitoyable des hommes d’affaires et ce n’est pas joli, joli car tout est bon pour faire tomber ceux qui vous gênent et obtenir toujours plus en utilisant les moteurs bien connus que sont: le pouvoir, le sexe et l’argent.

Dans cette jungle, Emmanuelle Blachet (Emmanuelle Devos), jeune femme brillante et hyper diplômée a réussi à se faire une place au soleil tout en gardant du temps pour son mari, ses enfants et même son père. Ses collaborateurs lui sont gré d’excellents rapports avec les clients étrangers en particulier les chinois dont elle parle parfaitement la langue. C’est son côté féminin: savoir accueillir et recevoir.

Mais cela n’est pas vraiment le sujet du film.

Tout se gâte quand une bande de féministes très influentes, avec à sa tête une soixante-huitarde acharnée, trop bien campée par Francine Bergé, se met en tête de « faire avancer la cause des femmes » en propulsant Emmanuelle Blanchet à la tête d’une société du CAC 40, elle serait la première femme à accéder à ce poste.

D’abord réticente, notre héroïne se laisse prendre au jeu et ça n’ira pas tout seul. Jean Beaumel (excellent Richard Berry)  qui ne l’entend pas de cette oreille va lui déclarer la guerre.

On ne voit pas toujours très bien où la réalisatrice, Tonie Marshall, veut en venir. A notre humble avis la cause des femmes était parfaitement défendue par l’héroïne à la place qui était la sienne et l’intervention des féministes ne fait que desservir cette cause en voulant à toute force nous prouver l’oppression des femmes tenues encore beaucoup à l’écart des sphères de décision. Mais si c’est pour devenir comme les hommes qui ne pensent que combines, chausses-trappes et autres vilénies, quel est l’intérêt?

Un film décevant qui ne tient que par la qualité des acteurs.

Haddocka

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