Audrey Hepburn, histoire d’une femme d’exception

« Donner, c’est vivre; si vous cessez de donner, vous cessez de vivre ».

Attribueriez-vous cette réflexion à Audrey Hepburn dont nous venons de découvrir la vie dans l’ouvrage que lui consacre Donald Spoto ?

audrey-hepburnNous connaissons toutes l’élégance et la beauté de cette actrice mais nous ignorons bien souvent la femme d’exception qu’elle fut tout au long de sa vie.

Son enfance:

A.Hepburn nait le 4 Mai 1929, en Belgique, d’une mère hollandaise et d’un père irlandais qui la quitte alors qu’elle a 6 ans. Il part sans laisser d’adresse, premier évènement traumatisant de sa vie. Son fils ainé Sean dira que « cet abandon lui causa une blessure qui ne cicatrisa jamais vraiment ».

A.Hepburn nait le 4 Mai 1929, en Belgique, d’une mère hollandaise et d’un père irlandais qui la quitte alors qu’elle a 6 ans. Il part sans laisser d’adresse, premier évènement traumatisant de sa vie. Son fils ainé Sean dira que « cet abandon lui causa une blessure qui ne cicatrisa jamais vraiment ».

Le rêve brisé.

Depuis son plus jeune âge et dès l’école, A.Hepburn est attirée par la danse. Sa mère , sans jamais lui montrer la moindre affection mais parfaite éducatrice comme elle le répètera souvent, l’inscrit au conservatoire. Mais la guerre éclate. Dès 1941, elle conçoit elle-même des chorégraphies pour « des spectacles noirs », appelés ainsi parce qu’ils avaient lieu, tous rideaux tirés, dans des endroits peu éclairés afin de ne pas attirer l’attention des Allemands. L’argent obtenu était donné à la résistance hollandaise. Sans se soucier d’elle ni des risques encourus et malgré une faiblesse de plus en plus grande due aux restrictions alimentaires, elle interrompt ses chers cours de danse pour s’enrôler dans la distribution de colis alimentaires sous l’égide de l’UNRRA (précurseurs de l’UNICEF). Sa générosité s’exprime dans ce jugement qu’elle portera plus tard sur cette période:

« J’ai été élevée avec ce principe moral: autrui compte plus que soi-même ».

(Elle avait d’ailleurs été l’une des premières bénéficiaires de cette aide alimentaire qui lui avait permis de récupérer ses  forces , et qui lui permit de se mettre  au service des plus faibles . La reconnaissance qu’elle en éprouva toute sa vie sera à l’origine de son engagement à l’UNICEF) .

A la sortie de la guerre, elle doit abandonner son rêve de devenir danseuse; elle est trop grande…

Premiers pas de comédienne

Lors d’un séjour à Monaco, A.Hepburn, qui sort de son hôtel, est remarquée par…Colette qu’un ami promène dans son fauteuil roulant et qui recherchait une actrice pour interpréter le rôle de Gigi dans la version théâtrale qui devait être produite à Broadway. A la proposition de Colette de jouer ce rôle, A.Hepburn répond:

« Je ne peux pas. Je suis danseuse. Je n’ai jamais joué sur scène »…

Finalement, A.H accepte. Nous sommes en 1951. Toute sa vie, et malgré son immense talent, elle n’aura jamais confiance en elle et sera d’une humilité désarmante.

Le succès remporté par Gigi va la conduire à interpréter au cinéma son premier grand rôle dans « Vacances romaines ».

Ce film est un succès. Sa carrière est lancée.

Suivra le tournage de « Sabrina » où Audrey Hepburn va faire la connaissance de Hubert de Givenchy qui l’habille pour ce film et dont l’amitié ne se démentira jamais. Audrey dira de lui:

« Il est la seule personne que je connaisse qui ait une telle intégrité », une qualité qu’elle-même possédera jusqu’à la fin de sa vie et qui explique que Givenchy en ait fait sa muse.

En 1954, elle épouse Mel Ferrer.

C’est en 1958 qu’elle interprète le rôle de Soeur Luke dans « Au risque de se perdre ». Celui-ci va la marquer pour toute sa vie. Car elle ne « jouait pas à la nonne », écrit Donald Spoto. « Une part d’elle-même correspondait à ce personnage ».

Dans une lettre qu’elle écrivit à une amie après le tournage, A.H lui dit:

« J’espère que la moisson permettra de récolter une meilleure Audrey »..

La femme déçue.

Avec son mariage était né l’espoir d’être mère. Audrey Hepburn désirait avoir beaucoup d’enfants.

Après de nombreuses déceptions, elle mettra au monde son premier fils Sean, en 1960.

Cet enfant lui apporte le bonheur d’être enfin maman mais il n’arrête pas les nombreuses incartades de son mari qu’elle tente de supporter le plus courageusement possible mais auxquelles elle est obligée de mettre un terme en divorçant en 1967.

Son second mariage avec Andrea Dotti, en 1969, ne lui apportera pas le bonheur non plus, malgré la naissance d’un second fils en 1970: Luca.

Elle divorcera en 1981 et aura bien du mal à se relever d’une dépression sévère liée à tous ces évènements malheureux.

D’autant plus qu’un autre chagrin la frappe la même année: Son père meurt, ce père qu’elle avait recherché et retrouvé en 1959. Malgré un accueil froid et dénué de toute attention, cette femme généreuse ne cessera jamais de s’occuper de lui, en lui fournissant notamment une rente mensuelle jusqu’à la fin de ses jours.Toujours, cette notion du devoir et de l’aide.

Son engagement humanitaire.

A.H UnicefA la suite d’une invitation en tant qu’invitée d’honneur à un festival international de musique à Macao en faveur du fonds des Nations Unies pour l’enfance, A. Hepburn décide de s’investir dans cette cause. Se refusant à n’être qu’ un simple « prête-nom », à 58 ans, elle s’engage véritablement et parcourt le monde « pour aider les enfants en souffrance ».

C’est en 1992 qu’elle est obligée de mettre un terme à son action si généreuse, frappée par la maladie qui va l’emporter le 20 Janvier 1993.

Toute sa vie, A. Hepburn aura douté d’elle-même, de son talent comme  de sa beauté  bien qu’elle ait séduit par sa générosité, son humilité et son élégance.

Georges Cukor, son metteur en scène dans « My Fair lady », ne dira-t-il pas de Audrey Hepburn:

« Elle était comme une étoile, incapable de voir sa propre lumière »…

« Audrey Hepburn, histoire d’une femme d’exception »

Donald Spoto (ed: hors collection)

Coloquinte et Sapajou

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