Les femmes dans l’Eglise

C’est le Christ  qui a donné aux femmes cette place prééminente. L’Eglise et la société occidentale ont véhiculé cette vision de la femme qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Cette pensée a été moquée et bafouée. On tient l’Eglise et son « archaïsme » responsable de tous nos maux. Nous pensons à l’inverse que l’Eglise ( la seule institution ayant traversé le temps, les régimes, les persécutions), est la sagesse incarnée du Christ qui est Dieu et qui donc sait mieux que personne, ce dont nous avons besoin.

Regardons les récits de la création au livre de la Genèse dans la Bible

1° récit :

« Dieu créa l’homme à son image, homme et femme il les créa. » (Gen I,27)

« Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la »

2° récit

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse  une aide qui lui soit assortie. » (Gen II, 18)

Ce seul verset de la Bible pourrait définir le rôle de la femme depuis la nuit des temps et jusqu’à la consommation des siècles : une aide, un complément.

C’est l’union d’un homme et d’une femme dans un couple mais aussi dans toute la société. Importance de la mère, de la sœur, de l’amie auprès de l’homme.

Continuons de feuilleter la Bible.

Dans l’Ancien Testament Dieu s’adresse à l’homme : Abraham, Moïse etc,  ce sont des hommes dont Dieu se sert pour se faire connaitre.

Dans le Nouveau Testament Dieu choisit des femmes comme intermédiaires.  Dans cette société patriarcale s’il en fut ce ne peut pas être anodin.

A Marie d’abord. C’est à sa réponse, à son Fiat qu’est subordonnée toute la Rédemption.

Dieu attend sa réponse. D’ailleurs elle discute : « Comment cela se fera-t-il… »Enfin elle dit oui (Lc I, 34)

Dieu attend le bon vouloir d’une femme pour sauver le monde !!!

A la Samaritaine ensuite

Jésus parle à une femme. Ses disciples s’en étonnent, ce n’est pas convenable et à une samaritaine qui plus est. (Pas de relation entre juifs et samaritains (Jn IV, 27). C’est pourtant à cette femme que le Christ révèle sa divinité et le mystère du salut. Page admirable de ce rapport simple entre cette femme et le Christ et qui peut aussi être le nôtre si nous le voulons.

La fin de ce chapître IV en dit  long sur la mentalité des apôtres. « Ce n’est plus sur tes dires que nous croyons, nous l’avons-nous-même  entendu ». La parole d’une femme ne vaut pas lourd.

La Passion et la Résurrection.

Au pied de la Croix, ce sont les femmes qui sont là, les hommes ont fui à l’exception de Saint Jean. Et le Christ confie sa mère à Saint Jean et Saint Jean à la Vierge. Ainsi c’est toute son Eglise que le Christ confie à cette femme.

Ce sont également des femmes qui viennent au tombeau et qui sont témoins, les premières, de la Résurrection. Le Christ, évidemment, aurait pu faire autrement, s’adresser à des hommes sérieux, il ne l’a pas fait. Il a fait confiance à des femmes pour colporter la Bonne Nouvelle de sa Résurrection ! N’est-ce pas la preuve de sa confiance mais aussi de sa bonne connaissance de notre sexe ?

Dans ce sillage, quelle place l’Eglise a-t-elle fait à la femme ?

Saint Paul a mauvaise réputation avec son : « Femmes soyez soumises à vos maris »de l’épître aux Ephésiens  mais c’est faire un procès d’intention à ce grand saint. On ne peut comprendre cette phrase que par rapport à celle qui la précède « soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ ». il faut comprendre soumettre comme : mettre sous la protection de…

Aux hommes, Saint Paul dit : Aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré pour elle.

A la femme il demande : de se mettre sous la protection de l’homme, accepter ses décisions, le traiter avec respect. Plus facile d’être une femme, non ?

La lettre aux Galates ne laisse planer aucune ambiguïté (III,28) : « Il n’y a ni juif, ni grec, il n’y a ni esclave, ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.

Historiquement, plus la société a été chrétienne, plus la femme a été respectée. La femme du Moyen Age a une liberté qu’elle va perdre ensuite. (*) La femme de la révolution ou du Code Napoléon (*) est une éternelle  enfant.

Tout au long de l’Histoire, que dit l’Eglise ?

Elle ne parle directement ni des femmes ni aux femmes. Elle définit le mariage chrétien et la vie consacrée, c’est tout. Le rôle de l’Eglise est de garder en l’approfondissant le dépôt de la Foi, de veiller à son orthodoxie, pas de se prononcer sur les faits de société. Les générations passent mais l’Eglise est immuable.

On peut cependant  remarquer que les chrétiens ont à prendre, à chaque génération, des décisions qui les engagent, pour répondre aux besoins de l’Eglise.

Cela se fait naturellement sous l’impulsion des pasteurs ou de grands saints.

Ainsi en est-il des témoignages des premiers chrétiens,(*) des croisades,(*)des grands personnages de la Monarchie, Saint Vincent de Paul(*) et bien d’autres.

Les réductions après la découverte de l’Amérique(*), les missions du temps des empires coloniaux(*), les chrétiens sociaux de la grande industrialisation du XIX° siècle, ont été autant de réponses concrètes à des besoins nés d’une époque donnée.

Qu’en est-t-il de notre époque ?

Les principes restent les mêmes mais plusieurs facteurs ont profondément transformé nos sociétés occidentales en très peu de temps

-La Foi chrétienne n’est plus un socle commun à tous on peut même dire que le dogme est maintenant majoritairement méconnu

-L’allongement de la durée de la vie

-la transformation d’une société essentiellement rurale en une société urbaine

-la vitesse des moyens de communication

-l’automatisation de biens des tâches pénibles

L’ensemble de ces facteurs et bien d’autres ont modifié notre façon de voir les choses et la place des femmes dans cette société nouvelle est mal définie (celle des hommes aussi)

Le pape JPII dans sa lettre apostolique du 15 aout 1988 « Mulieris dignitatem » en convient et veut rappeler la place éminente des femmes dans l’Eglise.  Aujourd’hui plus que jamais cette mission particulière doit être expliquée au monde ,écrit-il.

Jean Paul II dira des femmes : « Vous êtes les sentinelles de l’invisible »

Admirable formule tant il est vrai que le rôle des femmes reste une mission souvent cachée aux yeux des hommes faite de ces milliers de petits riens qui, s’ils n’existaient pas rendraient la vie infernale.

On ne peut taire à ce propos dans quelle confusion sont tombées nombre d’associations de femmes catholiques. Au nom d’une « égalité des sexes » mal comprise et mal vécue, beaucoup d’associations militent pour un accès des femmes aux ordres sacrés et la grande confusion du dernier concile a pu leur donner quelque espoir.

Heureusement l’encyclique « ordinatio sacerdotalis » de Jean Paul II en 1994 a mis fin à ces délires

Conclusion

Non, notre place dans l’Eglise et dans la société n’est pas celle des hommes. Elle est autre. Quelque soit notre statut nous avons notre place « une dimension souvent développée sans bruit à partir des relations quotidiennes entre les personnes…  En faveur des plus faibles et de ceux qui sont sans défense, elles accomplissent une forme de maternité spirituelle d’une valeur vraiment inestimable pour les effets qu’elle a sur le développement de la personne et sur l’avenir de la société »

Les femmes qui ont cru avoir une revanche à prendre sur les hommes ont voulu leur ressembler.

Ne tombons pas dans le panneau

Soyons fières de notre état et de notre mission.

« Rendons grâce au Seigneur, car il conduit son Eglise, génération après génération, en s’appuyant indistinctement sur des hommes et des femmes qui savent faire fructifier leur Foi et leur baptême pour le bien du corps ecclésial tout entier, pour la plus grande gloire de Dieu ». Benoit XVI. Audience du 14 février 2007

Haddocka

                                                                                                              

                                                                                                       

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