Edel Quinn

Edel Quinn n’est pas en tête du top des ventes  et ne le sera jamais. On se prend à rêver qu’il en soit autrement et que le récit de sa vie écrit par le Cardinal Suenens en 1952, au lieu d’être relégué sur une étagère poussiéreuse pour son aspect un brin désuet, trouve une vraie place.

Edel Quinn est une jeune irlandaise née en 1907 à Dublin. téléchargementElle va découvrir « par hasard » un mouvement apostolique fondé par Frank Duff dans les années 20 en Irlande : la  Légion de Marie.

Bien que recourant à des termes militaires dans son organisation, la Légion de Marie est avant tout une grande famille alliant une spiritualité mariale avec un dynamisme conquérant. « Aimer, c’est agir, un catholique normal se doit d’être un apôtre », « Si on aime Marie, on partage son angoisse pour les âmes et on va vers elles. »

A partir de 1928, cette ferveur qui rappellerait celle des premiers siècles, va gagner les cinq continents.

Edel Quinn a 19 ans quand elle participe pour la première fois à une réunion de la Légion de Marie. Aspirant à une vie religieuse et à entrer chez les soeurs Clarisses, elle aide sa famille en travaillant, comme secrétaire.

Elle aurait pu se marier à un jeune importateur français mais Edel  a choisi de se donner tout entière à Dieu seul.

Très vite, au sein de la Légion de Marie, de membre actif ordinaire, elle devient présidente de son groupe de quartier et organise le catéchisme, les visites aux malades, dans les prisons, auprès des personnes en détresse spirituelle.

Atteinte par la tuberculose dont elle ne se remettra jamais, Edel Quinn est contrainte de se retirer dans un sanatorium jusqu’au jour où elle décide, malgré cette maladie, de reprendre un cours de vie normal.

Edel Quinn désire quitter l’Irlande et l’Afrique se présente à elle.

On ne peut imaginer la vie de cette jeune femme malade, tuberculeuse, dotée d’une énergie peu commune au sein de l’Afrique entre les deux guerres.

Inlassablement, en train puis avec sa voiture surnommée « Rolls Royce », Edel sillonne inlassablement les territoires qui lui ont été confiés. Elle établit la Légion de Marie sur des bases solides et stables au Kenya, Tanganyka, Ouganda, Nyassaland et même l’Ile Maurice.

Edel Quinn est une pionnière. Dotée d’une autorité naturelle et d’un grand charisme, elle fait respecter les règles établies. Son organisation silencieuse est d’une remarquable efficacité. On peut citer l’Ile Maurice : 3 mois après son arrivée, 30 groupes fonctionnent dans 19 paroisses.

Minée par la maladie qui l’a définitivement rattrapée, Edel Quinn meurt le 12 mai 1944 au Kenya à Nairobi.

Elle est déclarée « Vénérable » (premier pas vers la canonisation) par le pape Jean Paul II en 1994.

Edel Quinn est une leçon vivante de christianisme.

En Afrique, son épopée originale,  vécue par une femme et produisant des fruits abondants,  la place parmi les bâtisseurs de l’ Eglise en Afrique.

Moussaillon      

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