En parcourant Edith Stein

imageLa femme. Cours et conférences.

(Cerf Éditions du Carmel)

Difficile d’entrer dans la pensée d’Edith Stein sans avoir quelques connaissances en philosophie et notamment en phénoménologie . Et pourtant ses idées sont souvent lumineuses, très en avance sur son temps et ses cours et conférences sur la femme sont une source inépuisable de réflexions sur la féminité, sa nature et ses vocations particulières ….
Même si la lecture en est parfois ardue, voici quelques citations glanées au fil des pages qui vous encourageront peut être à aller plus loin.

En prologue:

« (…) une authentique action féminine nécessite que, dans tous les domaines, la vie de la femme soit ancrée dans le fondement éternel (…).

La femme épouse et mère:

« L’image de la Mère de Dieu nous montre l’habitualité psychique fondamentale qui correspond à la vocation naturelle de la femme: ainsi, vis-à-vis de son époux, elle fait preuve d’obéissance, elle lui fait confiance et participe à sa vie, l’aidant de la sorte dans ses tâches concrètes et favorisant l’épanouissement de sa personnalité; vis à vis de l’enfant, elle assure une fidèle protection, elle lui prodigue des soins et développe en lui les dispositions naturelles dont Dieu l’a doté ; vis-à-vis de l’un et de l’autre, elle se livre dans un don de soi empreint d’abnégation et se retire silencieusement là où l’on a pas besoin d’elle. »

La femme dans le monde professionnel:

« L’activité professionnelle extra-familiale de la femme contrevient-elle à l’ordre de la nature et de la grâce? Il faut, à mon avis, répondre négativement à cette question. L’ordre originel me paraît destiner l’homme et la femme à une activité commune dans tous les domaines, bien qu’avec une répartition des rôles un peu différente…..Et là où la sphère des obligations ménagères est par trop étroite pour que ses facultés puissent porter tous leurs fruits, il sera conforme à la nature et à la raison que la femme élargisse sa sphère d’action. La limite me semble fixée dès que la vie du foyer, c’est-à-dire la communauté de vie et d’éducation constituée par les parents et par leurs enfants, est mise en péril par l’activité professionnelle. »

La femme éducatrice:

« L’amour authentiquement maternel, dans lequel l’enfant s’épanouit comme les plantes à la douce chaleur du soleil, sait que l’enfant n’est pas là pour la mère: ainsi, il n’est pas là comme un jouet pour meubler son temps vide, il n’est pas là pour assouvir sa soif de tendresse, il n’est pas là pour satisfaire sa vanité ou son ambition. L’enfant est une créature de Dieu, qui doit développer sa nature de la façon la plus pure et la plus épanouie qui soit, et qui doit la faire se mettre ensuite en action à sa place dans le grand organisme formé par l’humanité. C’est à la mère qu’il incombe de se mettre au service de son épanouissement, de se mettre en silence à l’écoute de sa nature, de la laisser se développer tranquillement là où il n’est pas nécessaire d’intervenir, et d’intervenir là où il est nécessaire de conduire et de réfréner. »

L’éducation des filles:

« Les buts visés pour l’éducation des jeunes filles pourront d’autant mieux être atteints dans les établissements éducatifs publics qu’ils tendront vers l’idéal que représente la famille, c’est à dire si des femmes authentiques y exercent l’influence décisive, si, en outre l’influence masculine dans l’esprit de l’autorité paternelle ne fait pas non plus défaut, et s’il y a une cohabitation fraternelle avec les autres élèves. Sur ce dernier point, la plus grande diversité signifie même un avantage par rapport au petit cercle familial. »

Bachi-Bouzouk

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