Le pape jean paul II

Jean_Paul_II_croire_en_jesus_dieu_beatifiéL’ Eglise a porté à la gloire des autels ce 27 avril le pape Jean Paul II.

C’est l’occasion pour nous de revenir sur les écrits de ce pape à l’adresse des femmes.

D’abord son encyclique Mulieris dignitatem, lettre apostolique de 1988, année mariale, puis dans ses audiences générales de l’été 1994, puis dans sa « lettre aux femmes » datée de 1995  qu’il écrivit à l’occasion de sa participation à la  quatrième conférence internationale sur la femme qui se tint à Pékin, enfin dans son encyclique Ordinatio sacerdotalis, où, en redéfinissant de façon solennelle la fonction sacerdotale des hommes, il redit toute la place des femmes dans le service de l’Eglise.

Ce sont des documents à connaitre, lire, relire et méditer (1) où le pape développe ce que l’humanité doit à la femme et ce que la femme est, à l’instar de la Vierge Marie, dans le mystère de la création et dans celui du salut.

Evidemment ces discours n’ont pas plu à tout le monde et en particulier aux féministes acharnées (même au sein de l’Eglise) qui auraient bien voulu entendre un discours plus « moderne » qui laisse de côté le  système patriarcal et ne cantonne pas la femme dans les vieux schémas du don d’elle-même dans la famille et le travail domestique.

Mais justement Jean Paul II pense que c’est la reconnaissance du génie de la femme, la reconnaissance de son rôle essentiel dans l’éducation, la transmission, la culture mais aussi tout simplement dans l’entretien des relations humaines qui fondent une société plus juste.

« L’humanité a une dette incalculable à l’égard de cette grande, immense « tradition » féminine ».

Si nous ne tenons pas ce rôle, personne ne le fera à notre place et le monde se déshumanisera.

A Lourdes en 2004, le pape Jean Paul II, déjà très affaibli par la maladie, lance cet appel:

« A vous les femmes, il revient d’être les sentinelles de l’invisible »

Aujourd’hui le pape François ne dit pas autre chose:

« Dans le monde du travail et de la sphère publique, il est indéniable que l’apport plus décisif du génie féminin soit important mais cet apport reste indispensable dans le contexte de la famille, qui pour nous chrétiens, n’est pas seulement un lieu privé, mais cette « Eglise domestique » dont la bonne santé et la prospérité sont essentielles pour la santé et la prospérité de l’Eglise et de la société elle-même. » (Rome 25 janvier 2014 au congrès féminin italien).

Puisque nous avons un nouvel intercesseur au Ciel, prions-le afin que cessent ces atrocités commises sur des femmes dans le monde entier et en particulier, puisque c’est l’actualité, pour ces petites nigériennes enlevées dans leur pensionnat pour être mariées de force (délicieux euphémisme), que les femmes comprennent et aiment leur rôle dans l’Eglise et dans la société.

(1) Tous ces documents sont accessibles sur le site du Vatican.

Haddocka

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