Mère Marie de la Passion

Vous connaissez l’adage :

« Ce que femme veut, Dieu le veut! » ?

L’appliqueriez-vous à une religieuse ?…Non ? etMM de la passion bien vous auriez tort !

Et pour vous en convaincre, lisez le très beau livre de Georges Goyau « Mère Marie de la Passion », ed  Perrin .

Vous y découvrirez  le récit palpitant d’une nantaise née en 1839 et dont la vocation religieuse  fut confirmée très tôt lors d’une retraite chez les Clarisses.

Mère Marie de la Passion, de son nom de naissance Hélène de Chapottin de Neuville, avait 17 ans lorsque le but de sa vie lui apparut clairement :

Devenir missionnaire franciscaine.

Or il n’existait aucun ordre missionnaire féminin franciscain à cette époque. Une seule solution : elle le fonderait !

Rien ne l’arrêtera ,ni une santé déficiente, ni une sévérité parfois excessive de la part de sa hiérarchie ( elle a pris le voile en 1864), ni les jalousies, les ragots ou les calomnies de certaines de ses consoeurs.

Après de nombreuses difficultés et parvenue à son but, cette femme déploiera un zèle missionnaire extraordinaire sur tous les continents.

Il faut la suivre, elle ou « ses filles », à Rome, à Paris, à St Brieuc où elle ouvre maison sur maison pour y former les sœurs  qu’elle enverra de par le monde où elles seront réclamées par les institutions ecclésiastiques en place : en Inde, à Ceylan, au Japon et même en Chine si dangereuse pour les ressortissants européens à cette époque.

Quant aux voyages, ils étaient loin d’être ceux d’aujourd’hui !

Je vous laisse découvrir toutes les aventures cocasses, surprenantes, parfois tristes qui pourraient plus faire penser à des explorations si ne s’y ajoutaient toutes ces tâches missionnaires qui étaient leur but : soigner, éduquer, alphabétiser, catéchiser etc..ceci aux quatre coins du monde.MMde la P2

On peut dire que Mère Marie de la Passion (et là encore je vous laisse découvrir la raison merveilleuse de ces noms) aura  ouvert les voies à l’action de la femme chrétienne sur tous les continents.

Dans l’almanach du cinquantenaire des Franciscaines de Marie, on peut lire à propos de Mère Marie de la Passion :

« Dieu s’est servi d’une femme pour donner au catholicisme un secours d’une force immense dans la propagation de la Foi et la diffusion des bonnes mœurs ».

Sapajou