Féminisme : éléments de réflexion glanés sur le Net

imageSe dire féministe aujourd’hui à t-il encore une signification ? On peut se poser la question tant ce mot a été galvaudé et mis à  » toutes les sauces « . Nombreux sont les articles, réflexions et autres études parus sur internet et tentant chacun à leur manière de décrire ou de raconter l’histoire du féminisme . Deux ont retenu notre attention . Le premier a le mérite d’être synthétique et aborde justement la question de la pluralité des féminismes divisés et souvent irréconciliables . Paru en 2009 sur le site philo5.com‎, créé par un québécois qui s’attache à mettre la philo à la portée de tous, il s’intitule  » les 5 pôles du féminisme » sous la plume de                                                                                François Brooks .

Les cinq pôles du féminisme

Féminisme responsable d’abord avec Olympe de Gouges qui, par sa Déclaration des droits de la femme et la citoyenne, réclame l’accès à la responsabilité, c’est-à -dire le droit d’être prise en considération pour ses idées . Elle bouleverse un ordre dont les femmes devront apprendre à perdre un à un les privilèges : gagner en responsabilité, mais renoncer à l’intouchabilité.
Féminisme existentiel ensuite avec Simone de Beauvoir et son fameux :  » On ne naît pas femme:on le devient ». Être femme, c’est avant tout être, c’est-à-dire naître de sa propre liberté et non rouler dans le sillage biologico-culturel tracé . Un féminisme qui intègre la dissociation entre sexe et procréation et qui va conduire à l’éclatement des genres.

Le féminisme victimaire sera mis en avant par Françoise Groult qui nous présentera une femme faible définie par les hommes dans un rapport de domination exécrable . Il s’agit d’un mouvement de désincarcération hors duquel la femme ne peut trouver de réelle sécurité. Le carcan masculin devient la raison d’être d’une femme qui, même libre, continue perpétuellement d’en porter les stigmates qu’elle transmet à la postérité .

C’est Monique Wittig qui vient ensuite avec le féminisme lesbien . Elle fait de son orientation sexuelle un choix politique, où l’homme n’a pas sa place . Il ne s’agit plus ici simplement de combattre l’homme, mais de l’abattre . C’est la guerre déclarée! Sans commentaires!
Enfin cinquième pôle, d’après François Brooks, le féminisme conciliateur d’Elisabeth Badinter. Entre homme et femme ,davantage de similitude et de complémentarité que de divergences . Elle pose le féminisme comme une mutation majeure qui, à terme aura eu d’immenses bénéfices pour l’ensemble de l’humanité.

Au risque de perdre la boussole

Second article glané sur internet, une news- letter de l’association pour la formation chrétienne de la personne , parue début 2013 suite au débat sur la loi Taubira.

Intitulé « Au risque de perdre la boussole  » il met en cause le féminisme dans l’évolution désastreuse de notre société .

L’introduction mérite une citation in extenso :  » Bientôt, l’homosexualité deviendra une vertu; la pédophilie, une maïeutique; la procréation médicalement assistée, un acte de compassion; l’avortement, une norme d’hygiène publique; les couples hétérosexuels perdront leur propre identité: ils ne seront plus mari et femme, ils seront des époux non identifiés ou seulement des partenaires; la famille sera un souvenir archaïque : terminée l’ère des papas, des mamans, des grands-parents, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines; ces mots disparaîtront du Code civil et du dictionnaire; la famille disparue sera remplacée par un micro melting-pot. L’enfant sans père ou sans mère  sera confié à un groupe parental avec un parent 1 ou un parent 2 et d’autres sous-parents. Quel nom lui donnera t-on ? celui du parent 1, du parent 2, ou comme en Suède, un vague pronom neutre! Et à quel homme se rattachera l’enfant ? L’homme responsable de sa conception, l’homme dont il portera le nom, le troisième qui a bien voulu assumer les frais de scolarité en guise d’éducation ou le quatrième qui, pendant un temps vit avec sa mère? Et de quelle mère s’agira t-il? De celle qui a donné l’ovocyte, de celle qui a assumé la gestation et donné naissance à l’enfant, de celle qui en prit la charge et l’a éduqué ou d’une quatrième qui assume, auprès de l’enfant, une tâche de nourricière? Et quand il n’y aura plus que des femmes ou que des hommes dans l’entourage de l’enfant, à qui se rattachera t-il : à l’homme 1 ou à l’homme 2? A la femme 1 ou à la femme 2?
C’est le monde de la libération sexuelle! On peut se demander sérieusement comment on en est arrivé là ? On n’y a pas fait attention, car on les prenait pour un groupe d’excitées déboussolées, mais nous devons ce beau gâchis à la montée d’un certain féminisme inspiré d’une idéologie trotskiste, et qui est venu par vagues.
Et l’auteur de détailler la première vague, celle des suffragettes qui revendiquait des droits pour la femme en tant que femme, puis une deuxième vague , celle de la femme mystique avec pour but de rendre la femme sexuellement libre . Pour aboutir au final à la troisième vague , celle que nous vivons aujourd’hui , la montée en puissance du concept du genre…

Deux études à lire en intégralité pour leur approche à la fois sombre et réaliste…

Bachi Bouzouk