Louise de La Vallière

Par Jean-Christian Petitfils,

Louise de la VEditions  Perrin, juillet 2010

    L’auteur, un familier du Grand Siècle, nous livre un portrait superbe de Louise de La Vallière qui connut une destinée extraordinaire puisqu’elle devint la favorite de Louis XIV à 17ans et passa ensuite 36 ans au Carmel ou elle fut une religieuse exemplaire.
Née en 1644 d’un père catholique, militaire, fidèle au roi, et d’une mère veuve d’un Conseiller au Parlement, elle perd son père à 7 ans.
Sa mère se remarie avec le marquis de Saint-Rémy, premier maître d’hôtel de Gaston d’Orléans, oncle de Louis XIV. Notre Tourangelle recevra l’éducation des princesses au château de Blois.
A la mort de Gaston, la mère de Louise emmène sa famille à Paris au Palais du Luxembourg. De la campagne de Tours, ou elle est née, la voilà arrivée à 16 ans à Paris ! Obéissante et vertueuse, elle suit et rêve au prince charmant comme toutes les jeunes filles de son âge. Sa mère s’occupe peu d’elle et c’est madame de Choisy, une femme d’esprit qui fait entrer Louise comme demoiselle d’honneur auprès d’Henriette d’Angleterre, première dame du royaume après la reine.
Louise, rayonnante de fraîcheur et de séduction, d’une éducation parfaite, aussi à l’aise dans un salon qu’à cheval, entre à la Cour de Versailles. Mais personne n’a averti Louise des dangers de la vie à la cour, de sa frivolité, de ses mensonges…Louise, courtisée, a renvoyé tous ses prétendants, elle n’a le goût ni de l’argent ni du pouvoir.
Mais dès sa première rencontre avec le roi, elle sait que c’est lui l’amour de sa vie et aucun autre. Hélas la raison d’Etat a fait épouser à Louis XIV Marie-Thérèse, certes aimante mais qui ne suffit pas à notre Roi-Soleil aussi énergique sur un champ de bataille qu’au lit ! En plus, il faut reconnaître que toutes les femmes ambitieuses, mariées ou non tournent autour de lui, les intrigues font florès. (Tiens tiens, cela vous rappelle-t-il quelqu’un ? Au fond ce n’est pas une question d’époque !) Et Louis XIV, charmé par le regard, la voix, la sincérité naturelle de Louise tombera éperdument amoureux d’elle qui lui cède à 17 ans.
Elle lui sera toujours fidèle, lui donnera plusieurs enfants qu’il reconnaitra et auxquels il restera toujours attaché. Jusqu’au jour ou trahie dans son amour, taraudée par le remords et la honte elle choisira une autre voie.
Regrets, doutes, difficultés à franchir le pas, rien ne lui sera épargné. Bossuet et le Père Bourdaloue l’aideront.
C’est ce côté attachant, humain de Louise qui rend le livre passionnant. Son cheminement, l’amour humain transcendé par l’amour divin, merveilleusement révélé dans ses « Réflexions sur la miséricorde de Dieu par une Dame pénitente ».

Louise de la Vallière, duchesse de Vaujours par la volonté du Roi, devient Sœur Louise de la Miséricorde à 30 ans. Elle mourra à 65 ans considérée par tous comme un sainte .

Mille sabords!!

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