Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke et compagnie

Vous avez du vague à l’âme, vous voulez ensoleiller votre journée malgré le froid qui arrive, alors courez à la cinémathèque française, 51 rue de Bercy (métro Bercy) vous régaler en compagnie de Goscinny et de tous ses personnages qu’il a su si bien animer pour le bonheur de petits et grands !

Dès le début vous entrez dans l’univers de ce merveilleux scénariste de bandes dessinées et de films, tout à la fois humoriste, journaliste et écrivain.

Né à Paris en 1926, il part en 1928 à Buenos Aires où il passe toute son enfance. Il raconte que pour lui, les mots « Corrèze ou Angoulême »  sont d’un exotisme fou, plus habitué qu’il a été à un lexique sud américain comme « gaucho » ou « pampa ».

L’univers du cinéma le fascine. Tout petit il rêve d’aller chez le grand « Walt » et il chevauche avec John Ford et tous les grands du western ce qui nous donnera Lucky Luke , les Dalton , Iznogoud avec la collaboration de Morris et plus tard, couronnement de sa carrière, Astérix qu’il crée avec Uderzo  .

René Goscinny c’est aussi l’incontournable petit Nicolas qu’il écrit avec le grand Sempé.

Vous découvrirez aussi avec bonheur les personnages réels qui l’ont inspiré dans ses bandes dessinée comme le grand Raimu, Gabin, Lino Ventura, Michel Simon et tant d’autres…

Enfin, à la fin de l’exposition, vous reverrez avec bonheur des extraits de films réalisés par les studios Idefix que Goscinny avait fondés avec Uderzo et Dargaud, entre autres « les douze travaux d’Astérix ». Malheureusement cette belle aventure cessera avec la mort brutale de Goscinny le 5 novembre 1977.

Je vous laisse vite découvrir cet univers magique du dessin animé avec moult planches à admirer sans oublier la robe que portait Liz Taylor dans le Cléopâtre de Mankiewikz tourné en 1963

Cinéma, cinéma quand tu nous tiens !

Jusqu’au 4 mars 2018

Analphabète

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Christian Dior, couturier du rêve.

Jamais exposition ne mérita si bien son  titre. Merci à Bernard Arnault qui l’an dernier nous avait fait découvrir l’admirable collection Chtchoukine et qui cette année nous émerveille avec les 70 ans des collections Dior aux Arts décoratifs.

Chaque magazine a eu sa page pour présenter cette exposition exceptionnelle. Tout le musée des Arts décoratifs au service de la maison Dior, plus de 300 robes exposées sans compter les accessoires, chapeaux, souliers, sacs et bijoux. Cette exposition chronologique et didactique s’appuie sur une scénographie intelligente, une mise en scène époustouflante.

L’enfance de Christian Dior à Granville permet, dès l’entrée, grâce aux photos de l’époque, de découvrir sa famille et son environnement « la maison de mon enfance…ma vie, mon style doivent presque tout à sa situation et à son architecture ».

Arrivé à Paris adolescent,  Christian Dior découvre le Paris des Années Folles, les Ballets Russes et tient avec ses amis une galerie d’art reconstituée ici, présentant les artistes  de son temps et qu’il aime (Leonor Fini par exemple). Les années de crise de 1929 verront la fermeture de la galerie. Christian Dior, pour survivre, s’exerce au dessin de mode et découvre sa vocation: il sera couturier de mode.

Changement d’atmosphère : Nous plongeons dans l’obscurité au milieu de photos  noir et blanc de Willy Maywald,  Irving Penn qui ont largement contribué au succès de Christian Dior. Ce jeu de lumière se poursuit en arrivant dans la pénombre devant les vitrines aux couleurs chromatiques du plus bel effet : la vitrine  du rouge Dior, du gris qui rappelle les ciels normands, du rose, du vert et du bleu…. Vitrines surchargées de robes, de  robes-miniatures, d’accessoires, de flacons de parfums qui donnent un peu le tournis. Inutile de chercher à lire les cartels, il vaut mieux admirer les silhouettes, les tissus, essayer de reconnaître les créateurs car ils sont tous là de Christian Dior à Maria Grazia Chiuri. L’intérêt est de voir les clins d’œil, les correspondances entre ces créateurs qui réinterprètent les codes de la maison (le pied de poule, le muguet, les pois, les nœuds etc…). C’est comme un immense puzzle ; il faut  laisser son regard vaquer, admirer l’élégance  et la créativité des modèles, se laisser porter par le rêve .

Le feu d’artifice se termine par un escalier dont le mur est recouvert de couvertures de magazines, où l’on reconnaît  têtes couronnées et actrices habillées en Dior. Nouvel univers qui a marqué Christian Dior : le XVIIIème siècle. Trois splendides salons et boudoirs XVIII°  sont reconstitués avec mobilier et  tableaux d’époque où les robes de Christian Dior, Galliano et Raf Simons, qui a façonné de très élégantes redingotes, se répondent. Suit, dans une petite pièce très raffinée, délicate,  les flacons de parfums créés par Demachy pour Dior,  et des photos de la Colle noire, dernière demeure en Provence de Christian Dior.

En toute logique les parfums nous amènent dans un  jardin ( Christian Dior a toujours aimé les jardins) d’une blancheur accentuée par  ces grappes blanches qui descendent du plafond, ces podiums et ces murs blancs qui sont un merveilleux écrin pour mettre en valeur  les robes à fleurs, courtes ou longues, en mousseline, en tulle, aux broderies somptueuses. Le public saisi par cette mise en scène immaculée n’ose plus parler ; on écoute le silence, un silence quasi religieux, on sent presque le parfum des fleurs de ce jardin merveilleux.

La visite continue dans un second article à paraitre dans quelques jours… patience!

 

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Aïe, aïe, aïe

Désolée pour cette fausse manœuvre! La deuxième partie de l’article sur l’exposition Dior a été publiée avant la première! Et oui, nous ne sommes pas encore de vrais pros. En espérant que vous voudrez bien nous pardonner.

Haddocka

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Christian Dior, couturier du rêve

Seconde partie de l’exposition:

Le tailleur « bar » de Christian Dior, réinterprété par Galliano et Maria Grazia Chiuri nous accueille et nous conduit vers les salles où sont  présentés les modèles iconiques de chaque successeur de Christian Dior : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, Galliano, Raf Simons et Maria-Grazia Chiuri. Très intéressant de voir combien il est difficile pour les créateurs d’entrer dans l’esprit de la Maison et en même temps d’exprimer leur propre créativité tout en tenant compte des changements de goût de la société et si possible de les anticiper. Intéressant de constater comment s’est assurée la pérennité de  la maison Dior  à travers le temps.

A nouveau un espace étincelant de blancheur où, du sol au plafond, sont présentées les toiles sur des Stockman. Deux artisans façonnent  sous nos yeux la veste du tailleur bar  montrant l’excellence de leur savoir-faire, la complexité du montage et répondent au visiteur surpris de cette connivence avec les secrets de la fabrication. Ayant entr’aperçu la fabrication des tailleurs, ceux-ci défilent  dans la salle suivante avec les manteaux pour illustrer ce qu’est l’allure Dior.

 Bref passage-librairie où catalogues et livres  sur Christian Dior, qui se sont multipliés ces dernières années, témoignent du succès incontestable de la Maison. On pense que l’exposition est finie et là nouveau coup de génie, nous sommes conviés dans la grande galerie, transformée pour l’occasion en salle de bal, au grand bal Dior : C’est un tourbillon de robes de soirée, aux couleurs pastels, aux paillettes étincelantes, s’élançant sur des estrades jusqu’au plafond, dans une ambiance féérique avec des jeux de lumières, des pluies d’étincelles, un éblouissement d’or comme à la cour de Versailles. Fabuleux !

Vous l’aurez compris cette exposition est un évènement à ne pas rater, sans doute la plus belle exposition de mode jamais réalisée. Composée comme une symphonie avec ses mouvements allegro, andante, adagio ou largo et finale, le tout orchestré autour de la femme pour en exalter sa beauté et sa féminité. Ah quel bonheur d’être une femme !

Fermé le lundi. Ouvert de 11h à 18H.Nocturne le jeudi de 18h à 21h.

Un conseil réserver vos billets :www.lesartsdecoratifs.fr ou www.fnac.com

Sinon arriver à 10h pour entrer vers 11h !!!

Mille sabords

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Une exposition parisienne à ne surtout pas manquer.

Si je vous dis  » Zorn », combien d’entre vous réagiront?

Et pourtant quel merveilleux peintre!

Né à Mora en Suède , Anders Zorn ( 1860-1920) a connu en son temps une gloire immense comme aquarelliste, portraitiste et graveur. Sa région est la Dalécarlie, un comté du centre de la Suède où j’ai eu la chance de me rendre en Avril dernier.

Imaginez des petites maisons en bois rouges au milieu de grands pins ou bordant des lacs superbes, gelés ou ondulant  et scintillant sous le premier soleil qui fait fondre la glace. Les habitants portent encore avec fierté les costumes traditionnels. C’est toute cette beauté qui a inspiré notre peintre très jeune puisque son don pour le dessin et la sculpture le fait remarquer à l’âge de 15 ans!

 Il est alors envoyé à l’Academie des Beaux-Arts de Stockholm. A 20 ans, il va présenter à l’exposition de cette École cet émouvant portrait  » En deuil  » que le roi de Suède Oscar II aime tellement qu’il lui en commande une réplique. Commence alors pour lui toute une série de voyages, les principales étapes étant Constantinople, Alger, Paris, St Ives en Cornouailles, Hambourg, la lagune vénitienne etc…

Entre temps, il a épousé Emma, qu’il encourage dans ses propres travaux artistiques, de la broderie  et des tapis essentiellement. Elle-même  est son agent auprès des organisateurs d’expositions, des musées, des éditeurs, une vraie ….femme ad hoc!!

Il n’y avait pas eu d’exposition de l’œuvre de ce peintre depuis celle de la galerie Durand-Ruel en 1906! Il était temps de faire connaître ce merveilleux artiste encore si populaire et apprécié en Scandinavie!

J’ai beaucoup aimé la présentation de tous les tableaux: aquarelles sur papier, huiles sur bois, huiles sur toile, eaux-fortes etc.  Des l’entrée, Monsieur Zorn en majesté vous accueille, sur un mur en bois rouge évoquant ces maisons que j’évoquais plus haut. On est tout de suite dans l’ambiance suédoise aux tons chauds de la palette de Zorn.

Les éclairages  très réussis mettent en valeur dans les différentes salles aux élégants tons suédois de très beaux portraits (dame à la cigarette), des scènes de la vie populaire ( jeune fille de Dalécarlie  tricotant) , ou cette façon éblouissante de peindre l’eau.

Et pour que le plaisir soit complet, je vous suggère de prendre une petite salade ou un plat chaud au café-restaurant du lieu de l’exposition. Cet endroit spacieux s’ouvre sur un superbe jardin intérieur au charme incomparable, loin du tumulte parisien! Moment délicieux!

 » Anders Zorn, le maître de la peinture suédoise »

du 15 Septembre au 17 Décembre 2017, Petit-Palais, Avenue Winston Churchill 75008      du Mardi au Dimanche de 10h à 18h. Le Vendredi jusqu’à 21h

Sapajou

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Exposition sur les Chrétiens d’Orient à Paris

Dernière exposition en cours à L’Institut du Monde Arabe:  

 « Les chrétiens d’Orient: deux mille ans d’histoire ».

Vous ne lirez ou n’entendrez que des commentaires élogieux sur cet événement. Las! Ce ne sera pas mon cas.

Bien sûr vous admirerez dès l’entrée deux fresques émouvantes. L’une, aux dires des historiens, est la plus ancienne des représentations du récit de la guérison du paralytique, puisqu’elle daterait du VI° siècle. L’autre évoque Jésus et Pierre marchant sur les eaux agitées du lac de Tibériade. Il est vrai que l’on peut comprendre l’enthousiasme de Raphaëlle Ziadé, l’un des commissaires de l’exposition, lorsqu’elle dit:

« Il me semble que ces deux fresques justifient à elles seules le déplacement à L’IMA« .

Bien sûr aussi vous admirerez de  beaux évangéliaires, dont celui, magnifique de Rabbula ( Syrie, VI e siècle). Il est ouvert à la page de la crucifixion… Sur un autre manuscrit, la Sainte Vierge est représentée sur un fond bleu magnifique. Elle tient un rouleau dans la main droite, dommage que la traduction n’en soit pas donnée. Puis vous arriverez dans la deuxième partie de l’exposition consacrée aux Chrétiens sous l’Empire ottoman, avec cette idée  de vouloir prouver qu’ils ont été « des passeurs de culture »,  que « musulmans et chrétiens peuvent se retrouver autour d’une culture arabe, et donc, potentiellement, une citoyenneté commune ».

Sans mettre en cause la bonne volonté des organisateurs de cette exposition, là, je me sens devenir rebelle! Pensons à Charles de Foucauld…

Étais-je mal lunée mercredi dernier en arpentant les différentes salles? Ou bien suis-je trop marquée en ce moment par ce voyage à Malte ( cf article sur ce blog) et surtout par la lecture dans laquelle je suis plongée depuis le retour et qui me fait vivre le siège de la Valette au milieu des massacres de chrétiens par les musulmans? Ou tout simplement ma visite coïncidait-elle trop avec l’anniversaire de la bataille de Lépante et le début du mois du Rosaire lié  à cette victoire des Chrétiens sur l’Islam?

J’en suis ressortie avec un cœur lourd.

Vouloir présenter les Chrétiens d’Orient sous un angle purement artistique est une injure qui leur est faite.

Ils ne se se battent pas (et ne se sont jamais battus) pour « passer une culture » mais pour défendre Le Christ et la Foi.

Les réduire, nous réduire, à une civilisation et à une culture, pour le Vivre Ensemble ? Non…

jusqu’au 14 Janvier à l’ IMA Paris 5e

Sapajou

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Une jolie escapade pour l’automne

L’endroit où je vous propose d’aller faire une petite cure de soleil, de vieilles pierres et d’histoire chevaleresque, c’est Malte.

Je reviens de cette petite île située au milieu de la Méditerranée, à 93 km au sud de la Sicile et qui, avec ses 316 km2 est le plus petit état de l’Union européenne.

  • Vous aimez la peinture ?

Rien que les deux tableaux du Caravage dans la Co-cathédrale de La Valette (dont la décollation de Saint Jean Baptiste) valent le déplacement!

  • Vous souhaitez mieux connaitre cet ordre de Saint Jean de Jérusalem devenu l’Ordre de Malte?

Vous partirez donc sur leurs traces d’abord à La Valette puis dans les deux très belles petites villes toutes proches Mdina et Rabat où l’on peut voir la cavité dans laquelle se réfugia Saint Paul lors du naufrage du bateau qui l’emmenait à Rome vers l’an 60.Vous découvrirez l’un des plus prestigieux monuments laissés par l’Ordre de Saint Jean: l’Infirmerie Sacrée. Que douze hommes aient pu marcher de front dans la grande salle vous donne une idée de la grandeur impressionnante de ce magnifique bâtiment. Vous y  apprendrez que la vaisselle était en argent! La raison en est que l’argent était bactéricide!

  • Aimez- vous les maquettes de bateaux et l’histoire de la marine?

Vous aurez du mal à quitter le musée de la marine situé à Birgu, autrement dit dans une des trois cités qui forment La Valette. Promenez-vous dans les petites ruelles attenantes ravissantes où se trouve « l’auberge de France ». Car contrairement à Rhodes où ils logeaient ensemble dans des couvents, à Malte les chevaliers se répartissaient par langue. Une fois que vous serez bien imprégnés de cette histoire passionnante, sans doute apprécierez-vous de gagner l’île de Gozo où vous pourrez randonner au-dessus de la méditerranée sur des sentiers relativement bien balisés! Une vue à couper le souffle puisque de très hautes falaises tombent à pic dans la mer. Nous avons marché ainsi trois heures mais n’espérez pas vous baigner à cet endroit, la mer est difficilement accessible

  • Vous aimez les cuisines du monde?

Ce n’est pas à Malte que vous vous régalerez le plus!

Le plat national est le lapin à toutes les sauces, façon tajine ou mode civet. Rien ne vaut un bon poisson du coin, lampuki ou dorade coryphene pour nous.

Bon voyage!

(Crédit photo de Sapajou)

Sapajou

 

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