Farida Belghoul

FBelghoulFarida Belghoul est née en 1958 à Paris de parents immigrés, kabyles et musulmans. Dès l’université elle adhère et milite au sein du mouvement des étudiants communistes de France.

Sa première prise de conscience du problème des immigrés se fera à l’occasion des incidents (rodéos et voitures brulées aux Minguettes). Elle constate alors qu’on cherche à opposer les immigrés à la police, voyous contre force de l’ordre et ce n’est pas ce qu’elle pense être la meilleure solution pour une vraie intégration.

  « Plutôt que cultiver nos différences », elle préfère l’idée de « cultiver nos ressemblances, malgré nos différences. »

L’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981 suscite pour elle et ses amis, un immense espoir. Espoir déçu dès 1984 par le virage à droite (enfin social-démocrate) de la politique  de Mitterrand.

La marche des beurs en 1983, à laquelle FB n’a pas participé personnellement est l’occasion d’une nouvelle prise de conscience. Les politiques qui ont suivi la marche de loin sont tous à l’arrivée à Paris. C’est pain béni pour eux que cet évènement pour faire oublier les réalités socio-économiques et asseoir leur légitimité de lutte contre les discriminations. (Le trentième anniversaire de cette marche tentera de produire les mêmes effets sans grands résultats.)

FB nous dit que cette marche des beurs a joué le même rôle que le mariage gay aujourd’hui: « conçu pour endormir le peuple de France ». « Aujourd’hui le mariage gay veut nous faire rêver à un modus vivendi plus agréable, plus soft, plus moderne, qui permet de cacher les réalités économiques.

En 1984, un an après la marche des beurs, pour éviter toute récupération politique et se débarrasser des  associations subventionnées plus ou moins vendues au pouvoir, elle crée « Convergences » et veut réitérer cette grande marche de l’année précédente. Mais une nouvelle fois elle constate que les antiracistes patentés ne sont pas les amis des gens des quartiers populaires français ou immigrés: « Ils ne sont là que pour prendre les choses en main à notre place, nous empêcher de nous occuper de ce qui nous regarde, en nous faisant croire que nous sommes au cœur du dispositif que le gouvernement compte mettre en place. »

Le coup fatal sera porté la même année par la création de SOS racisme avec le slogan et la main qui feront flores: Touche pas à mon pote. FB nous dit que ce mouvement créé par l’Union des étudiants juifs de France n’avait qu’un but, empêcher que l’anti-racisme fasse de l’ombre à l’antisémitisme. Voilà bien des ennemis déguisés en amis. Et quand FB veut dénoncer la collusion entre l’extrême gauche, le lobby juif et le parti socialiste , on réussit à la faire taire.

Farida Belghoul réapparait après plus de vingt années de silence et réapparait à l’occasion de la théorie du genre à l’école et le mariage gay. Pourquoi?

Parce qu’elle fait les mêmes constats qu’autrefois. Le Parti socialiste a besoin de donner des os à ronger au bon peuple de France. Et devant l’échec de sa politique promise en faveur des plus pauvres, il faut trouver des dérivatifs. Quant à l’école, il faut poursuivre son auto-destruction afin que nos chères têtes blondes coupées de leurs racines et ignorantes de leur passé aient définitivement perdu l’habitude de réfléchir.

Farida Belghoul mère de trois enfants, a pour sa part choisi de faire l’école à la maison.

L’intérêt de ce témoignage, c’est qu’il vient de quelqu’un qui connaît bien le milieu qu’elle dénonce. Une personnalité à découvrir à travers plusieurs vidéos disponibles sur Internet.

Haddocka

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