Bienvenue

Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

Lire la suite

Publicités
Publié dans Non classé

La malédiction de Svetlana

Lire la suite

Publié dans A lire

The Square

Comédie dramatique de suédois Ruben Ostlund

Courageux de dénoncer de nos jours l’imposture de l’art contemporain.

Christian, (Claes Bang), séduisant conservateur monte une nouvelle exposition intitulée The Square. Après avoir déboulonné la statue équestre qui ornait la Place royale de Stockholm, on délimite un simple carré à l’intérieur duquel les visiteurs sont invités  à faire preuve d’altruisme   « Le carré est un sanctuaire de confiance et de bienveillance. En son sein, nous  sommes tous égaux en  droits et en devoirs » est-il écrit sur une plaque de cuivre

Belle utopie dont le conservateur, qui y croit sincèrement, fera les frais en se faisant voler son portable et son porte-feuille.

Sévère critique de l’art contemporain qui exige beaucoup d’argent pour se faire connaître et tous les moyens sont bons !  Scène hilarante entre le conservateur, l’artiste (dandy-soixante huitard ) et la journaliste (Elisabeth Moss) qui commentent » l’expo /non expo sur un site/non site ». S’ensuit un charabia pseudo-intellectuel que seuls les snobs font semblant de comprendre. Pour  attirer les foules, on organise un buffet sur lequel les invités se ruent sans attendre la fin des discours, puis  sur un rythme de musique électronique, ces derniers, qui ont dû apprendre la valse et le quadrille, se trémoussent, mais ils ont les fonds pour soutenir le projet !!!

Puis c’est la chasse pour retrouver le portable : scènes de suspense bien tournées – où la nature humaine n’apparait pas sous son meilleur jour – alternent avec des  scènes mémorables  et combien symboliques: le dîner  de gala organisé  sous les ors du Palais Royal et auquel est invité un individu mi-homme mi-bête (dont il ne faut pas avoir peur recommande l’organisateur) mais devenant de plus en plus violent,  plusieurs  hommes doivent le maîtriser et le chasser.

Satire mordante de la société contemporaine qui engendre cet art du néant. Le réalisateur appuie là où cela fait mal : l’objectif de cet art « à messages » n’est  pas atteint : les mendiants continuent d’envahir les rues et les foules, le métro, sans se préoccuper de personne. « homo homini lupus est« . Sans compter l’agence de communication qui pour attirer les foules à l’exposition a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo effrayante, mais combien révélatrice qui plonge Claes dans l’effroi !!!

Comment en est-on arrivé là ?

Un film à ne pas rater car même s’il a obtenu la Palme d’or à Cannes, même si on rit  parfois de bon cœur, certains riront jaune !

Mille sabords !

Publié dans A voir, Non classé

Numero Une

 Ce film nous plonge dans l’univers impitoyable des hommes d’affaires et ce n’est pas joli, joli car tout est bon pour faire tomber ceux qui vous gênent et obtenir toujours plus en utilisant les moteurs bien connus que sont: le pouvoir, le sexe et l’argent.

Dans cette jungle, Emmanuelle Blachet (Emmanuelle Devos), jeune femme brillante et hyper diplômée a réussi à se faire une place au soleil tout en gardant du temps pour son mari, ses enfants et même son père. Ses collaborateurs lui sont gré d’excellents rapports avec les clients étrangers en particulier les chinois dont elle parle parfaitement la langue. C’est son côté féminin: savoir accueillir et recevoir.

Mais cela n’est pas vraiment le sujet du film.

Tout se gâte quand une bande de féministes très influentes, avec à sa tête une soixante-huitarde acharnée, trop bien campée par Francine Bergé, se met en tête de « faire avancer la cause des femmes » en propulsant Emmanuelle Blanchet à la tête d’une société du CAC 40, elle serait la première femme à accéder à ce poste.

D’abord réticente, notre héroïne se laisse prendre au jeu et ça n’ira pas tout seul. Jean Beaumel (excellent Richard Berry)  qui ne l’entend pas de cette oreille va lui déclarer la guerre.

On ne voit pas toujours très bien où la réalisatrice, Tonie Marshall, veut en venir. A notre humble avis la cause des femmes était parfaitement défendue par l’héroïne à la place qui était la sienne et l’intervention des féministes ne fait que desservir cette cause en voulant à toute force nous prouver l’oppression des femmes tenues encore beaucoup à l’écart des sphères de décision. Mais si c’est pour devenir comme les hommes qui ne pensent que combines, chausses-trappes et autres vilénies, quel est l’intérêt?

Un film décevant qui ne tient que par la qualité des acteurs.

Haddocka

Publié dans Non classé

Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke et compagnie

Vous avez du vague à l’âme, vous voulez ensoleiller votre journée malgré le froid qui arrive, alors courez à la cinémathèque française, 51 rue de Bercy (métro Bercy) vous régaler en compagnie de Goscinny et de tous ses personnages qu’il a su si bien animer pour le bonheur de petits et grands !

Dès le début vous entrez dans l’univers de ce merveilleux scénariste de bandes dessinées et de films, tout à la fois humoriste, journaliste et écrivain.

Né à Paris en 1926, il part en 1928 à Buenos Aires où il passe toute son enfance. Il raconte que pour lui, les mots « Corrèze ou Angoulême »  sont d’un exotisme fou, plus habitué qu’il a été à un lexique sud américain comme « gaucho » ou « pampa ».

L’univers du cinéma le fascine. Tout petit il rêve d’aller chez le grand « Walt » et il chevauche avec John Ford et tous les grands du western ce qui nous donnera Lucky Luke , les Dalton , Iznogoud avec la collaboration de Morris et plus tard, couronnement de sa carrière, Astérix qu’il crée avec Uderzo  .

René Goscinny c’est aussi l’incontournable petit Nicolas qu’il écrit avec le grand Sempé.

Vous découvrirez aussi avec bonheur les personnages réels qui l’ont inspiré dans ses bandes dessinée comme le grand Raimu, Gabin, Lino Ventura, Michel Simon et tant d’autres…

Enfin, à la fin de l’exposition, vous reverrez avec bonheur des extraits de films réalisés par les studios Idefix que Goscinny avait fondés avec Uderzo et Dargaud, entre autres « les douze travaux d’Astérix ». Malheureusement cette belle aventure cessera avec la mort brutale de Goscinny le 5 novembre 1977.

Je vous laisse vite découvrir cet univers magique du dessin animé avec moult planches à admirer sans oublier la robe que portait Liz Taylor dans le Cléopâtre de Mankiewikz tourné en 1963

Cinéma, cinéma quand tu nous tiens !

Jusqu’au 4 mars 2018

Analphabète

Publié dans A voir

Christian Dior, couturier du rêve.

Jamais exposition ne mérita si bien son  titre. Merci à Bernard Arnault qui l’an dernier nous avait fait découvrir l’admirable collection Chtchoukine et qui cette année nous émerveille avec les 70 ans des collections Dior aux Arts décoratifs.

Chaque magazine a eu sa page pour présenter cette exposition exceptionnelle. Tout le musée des Arts décoratifs au service de la maison Dior, plus de 300 robes exposées sans compter les accessoires, chapeaux, souliers, sacs et bijoux. Cette exposition chronologique et didactique s’appuie sur une scénographie intelligente, une mise en scène époustouflante.

L’enfance de Christian Dior à Granville permet, dès l’entrée, grâce aux photos de l’époque, de découvrir sa famille et son environnement « la maison de mon enfance…ma vie, mon style doivent presque tout à sa situation et à son architecture ».

Arrivé à Paris adolescent,  Christian Dior découvre le Paris des Années Folles, les Ballets Russes et tient avec ses amis une galerie d’art reconstituée ici, présentant les artistes  de son temps et qu’il aime (Leonor Fini par exemple). Les années de crise de 1929 verront la fermeture de la galerie. Christian Dior, pour survivre, s’exerce au dessin de mode et découvre sa vocation: il sera couturier de mode.

Changement d’atmosphère : Nous plongeons dans l’obscurité au milieu de photos  noir et blanc de Willy Maywald,  Irving Penn qui ont largement contribué au succès de Christian Dior. Ce jeu de lumière se poursuit en arrivant dans la pénombre devant les vitrines aux couleurs chromatiques du plus bel effet : la vitrine  du rouge Dior, du gris qui rappelle les ciels normands, du rose, du vert et du bleu…. Vitrines surchargées de robes, de  robes-miniatures, d’accessoires, de flacons de parfums qui donnent un peu le tournis. Inutile de chercher à lire les cartels, il vaut mieux admirer les silhouettes, les tissus, essayer de reconnaître les créateurs car ils sont tous là de Christian Dior à Maria Grazia Chiuri. L’intérêt est de voir les clins d’œil, les correspondances entre ces créateurs qui réinterprètent les codes de la maison (le pied de poule, le muguet, les pois, les nœuds etc…). C’est comme un immense puzzle ; il faut  laisser son regard vaquer, admirer l’élégance  et la créativité des modèles, se laisser porter par le rêve .

Le feu d’artifice se termine par un escalier dont le mur est recouvert de couvertures de magazines, où l’on reconnaît  têtes couronnées et actrices habillées en Dior. Nouvel univers qui a marqué Christian Dior : le XVIIIème siècle. Trois splendides salons et boudoirs XVIII°  sont reconstitués avec mobilier et  tableaux d’époque où les robes de Christian Dior, Galliano et Raf Simons, qui a façonné de très élégantes redingotes, se répondent. Suit, dans une petite pièce très raffinée, délicate,  les flacons de parfums créés par Demachy pour Dior,  et des photos de la Colle noire, dernière demeure en Provence de Christian Dior.

En toute logique les parfums nous amènent dans un  jardin ( Christian Dior a toujours aimé les jardins) d’une blancheur accentuée par  ces grappes blanches qui descendent du plafond, ces podiums et ces murs blancs qui sont un merveilleux écrin pour mettre en valeur  les robes à fleurs, courtes ou longues, en mousseline, en tulle, aux broderies somptueuses. Le public saisi par cette mise en scène immaculée n’ose plus parler ; on écoute le silence, un silence quasi religieux, on sent presque le parfum des fleurs de ce jardin merveilleux.

La visite continue dans un second article à paraitre dans quelques jours… patience!

 

Publié dans A voir

Aïe, aïe, aïe

Désolée pour cette fausse manœuvre! La deuxième partie de l’article sur l’exposition Dior a été publiée avant la première! Et oui, nous ne sommes pas encore de vrais pros. En espérant que vous voudrez bien nous pardonner.

Haddocka

Publié dans Non classé

Christian Dior, couturier du rêve

Seconde partie de l’exposition:

Le tailleur « bar » de Christian Dior, réinterprété par Galliano et Maria Grazia Chiuri nous accueille et nous conduit vers les salles où sont  présentés les modèles iconiques de chaque successeur de Christian Dior : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, Galliano, Raf Simons et Maria-Grazia Chiuri. Très intéressant de voir combien il est difficile pour les créateurs d’entrer dans l’esprit de la Maison et en même temps d’exprimer leur propre créativité tout en tenant compte des changements de goût de la société et si possible de les anticiper. Intéressant de constater comment s’est assurée la pérennité de  la maison Dior  à travers le temps.

A nouveau un espace étincelant de blancheur où, du sol au plafond, sont présentées les toiles sur des Stockman. Deux artisans façonnent  sous nos yeux la veste du tailleur bar  montrant l’excellence de leur savoir-faire, la complexité du montage et répondent au visiteur surpris de cette connivence avec les secrets de la fabrication. Ayant entr’aperçu la fabrication des tailleurs, ceux-ci défilent  dans la salle suivante avec les manteaux pour illustrer ce qu’est l’allure Dior.

 Bref passage-librairie où catalogues et livres  sur Christian Dior, qui se sont multipliés ces dernières années, témoignent du succès incontestable de la Maison. On pense que l’exposition est finie et là nouveau coup de génie, nous sommes conviés dans la grande galerie, transformée pour l’occasion en salle de bal, au grand bal Dior : C’est un tourbillon de robes de soirée, aux couleurs pastels, aux paillettes étincelantes, s’élançant sur des estrades jusqu’au plafond, dans une ambiance féérique avec des jeux de lumières, des pluies d’étincelles, un éblouissement d’or comme à la cour de Versailles. Fabuleux !

Vous l’aurez compris cette exposition est un évènement à ne pas rater, sans doute la plus belle exposition de mode jamais réalisée. Composée comme une symphonie avec ses mouvements allegro, andante, adagio ou largo et finale, le tout orchestré autour de la femme pour en exalter sa beauté et sa féminité. Ah quel bonheur d’être une femme !

Fermé le lundi. Ouvert de 11h à 18H.Nocturne le jeudi de 18h à 21h.

Un conseil réserver vos billets :www.lesartsdecoratifs.fr ou www.fnac.com

Sinon arriver à 10h pour entrer vers 11h !!!

Mille sabords

Publié dans Non classé