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Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

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Mucha

Courez vite au musée du Luxembourg qui nous propose pour une dizaine de jours encore, une très belle exposition autour des œuvres d’Alphonse Mucha, ce peintre, affichiste, décorateur, sculpteur et photographe à cheval sur les XIX° et XX° siècle.

Né le 24 juillet 1860 dans la ville d’Ivancice en Tchéquie entre Prague et Vienne, c’est en 1887 qu’il arrive à Paris. Débuts difficiles mais à partir de 1895 il connait la renommée après avoir dessiné les affiches des pièces jouées par Sarah Bernardt, monstre sacré de l’époque.

Son style très personnel révolutionne les codes et participe à l’éclosion de l’Art nouveau.

En 1900 il décore le pavillon de la Bosnie-Herzégovine pour l’exposition universelle et rêve à l’unité de tous les peuples slaves.

En 1910 il retrouve sa terre natale. Il entreprend un grand projet de  vingt toiles monumentales autour de vingt grands épisodes qui ont marqué l’Histoire de ces peuples.
Franc-maçon il pense que l’art peut aider au progrès de l’humanité.

Il meurt à Prague le 14 juillet 1939. Le 15 mars les allemands étaient entrés dans la ville et Mucha avait été arrêté par la Gestapo.

On passe un très bon moment à regarder de près ces œuvres d’une maîtrise et d’une originalité étonnantes.

Musée du Luxembourg jusqu’au 27 janvier

Haddocka

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Pupille

Pupille, pupille de la nation, c’est le statut du petit Théo car sa maman a accouché sous X, laissant ainsi à l’État et aux services sociaux le soin de lui trouver une famille d’adoption.

C’est presque dans un documentaire que nous entraine Jeanne Herry la réalisatrice de ce film car on suit pas à pas les premières semaines de ce petit garçon jusqu’ à l’adoption, il est le vrai héros du film. Mais l’émotion n’est pas absente loin de là.

Le film présente plusieurs intérêts :

Au moment où l’accouchement sous X est une fois de plus remis en cause on voit ici une toute jeune femme qui, enceinte après une rencontre éphémère, mène sa grossesse à terme et souhaite à ce bébé qu’elle refuse de reconnaitre comme le sien, tout le bonheur du monde.
C’est toujours mieux que finir dans une poubelle et quand on voit ce magnifique petit bonhomme on ne peut que le penser.

 Toute la problématique de l’adoption est très bien présentée ici avec toutes ses difficultés, ce vrai parcours du combattant et cette attente qui peut durer des années et se résoudre au moment où on s’y attend le moins, ou ne jamais se résoudre.

On découvre aussi un monde bien mal connu du plus grand nombre. L’énorme machine qui se met en route quand un enfant se présente à l’adoption et l’énorme responsabilité des travailleurs sociaux.
« Mon travail ce n’est pas de trouver un enfant à des parents qui souffrent, mon travail c’est de trouver les meilleurs parents possibles à des enfants en difficulté ».
On apprend le rôle du fameux « conseil  de famille des pupilles de l’État », qui, au niveau du département, prend toutes les décisions utiles. Dans le film ces seconds rôles sont très fouillés et montrent bien les différentes facettes du métier.

Les personnages principaux  sont bien campés : Gilles Lellouche est famille d’accueil. C’est à lui qu’est confié Théo entre la maternité et l’adoption. Il s’attache en sachant qu’il ne doit pas s’attacher parce qu’il est payé pour ça. Sandrine Kiberlain est « référente » un peu fofolle mais qui ne laisse pas ses soucis personnels entraver la parfaite maîtrise de son métier. Elodie Bouchez, fragile mais déterminée qui sera l’heureuse « élue ».

Le film insiste aussi beaucoup sur une réalité qui n’est plus à démontrer mais qui continue de nous étonner : un bébé comprend tout, ressent tout, il est donc indispensable de tout lui expliquer au fur et à mesure. La scène où l’électrocardiogramme s’affole est impressionnante !

On peut faire quelques réserves comme le fait de choisir une « famille monoparentale » pour cette adoption. Après nous avoir expliqué pendant une heure et demi que c’était extrêmement compliqué on pourrait penser qu’être deux pour se lancer dans une telle aventure ce n’est pas trop, mais il faut bien faire une petite concession à la modernité comme la très rapide et discrète scène intime.

Un film original, à voir.

Haddocka

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Meilleurs vœux

Toute l’équipe de « femmes ad hoc » vous souhaite un joyeux Noël  et une bonne année 2019

Enluminure réalisée par une moniale de l’abbaye de Jouques d’après le psautier de Robert de Lisle. XIV° siècle.

Cette enluminure est vendue en carte de vœux sur le site : Boutiques Théophile

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Exposition Alexandre Soljenitsyne

1918-2018, décidément cette année est riche en anniversaires et celui du centième anniversaire de la naissance de Soljenitsyne et du dixième anniversaire de sa mort ne pouvait pas ne pas être célébré.
Et c’est tout à l’honneur de la Mairie du cinquième arrondissement de Paris d’accueillir une très émouvante exposition, organisée par le comité du centenaire Soljenitsyne, sur ce « géant » du XX° siècle, qui en fut un des principaux acteurs, tant sur le plan politique que littéraire .
Le titre de l’exposition est d’ailleurs excellent de justesse:

                                 « 1918-2018, un écrivain en lutte avec son siècle ».

Cette exposition présente de nombreuses archives de l’écrivain : un album de photos prises par Soljenitsyne lors de sa relégation au Kazakhstan, des objets personnels (une sacoche, un chapelet, des carnets) et surtout de nombreux manuscrits parmi lesquels, des pages de « l’Archipel du goulag« , ce témoignage, véritable anthologie sur les horreurs du régime soviétique, que Soljenitsyne a réussi à faire passer en occident.
C’est ainsi que l’on peut voir, avec beaucoup d’émotion, le fameux tube qui a caché l’archipel du goulag, enterré en Estonie pendant des années et le meuble avec les caractères cyrilliques de l’imprimerie Berezniak grâce auxquels, ici à Paris, des typographes de la CGT ont imprimé sans le savoir « l’archipel ».

Ce monument de littérature et d’histoire fut publié en France, pour la première fois en russe en 1973. Cela réchauffe le cœur de voir que la France a eu cet honneur d’être un des relais d’un tel travail qui a contribué à la chute de l’URSS.
Seule déception, je n’ai pas trouvé de document faisant référence au discours que prononça Soljenitsyne à Harvard mais on le trouve sur Internet http://centenairesoljenitsyne.fr/discours-de-harvard/. Cependant le visiteur comprend que Soljenitsyne pourfend tout système qui finalement est à la solde de l’ économie pure et dure, que ce soit le communisme ou le capitalisme .

Cette exposition est un rappel salutaire ou pour les plus jeunes, une découverte indispensable du message: de l’écrivain, de l’historien, du penseur, et du dissident. De plus, à la fin de l’exposition, vous pouvez voir plusieurs entretiens filmés par Soukurov où Soljenitsyne nous partage sa vie et quelques traits de sa propre réflexion sur le monde, c’est passionnant, très beau et très instructif.
Il faut bien comprendre que le souci majeur de cet écrivain a été, tout d’abord de conjurer le mensonge toujours et partout et ensuite que le monde entier connaisse le sort de tous les prisonniers au goulag pour rendre ainsi un hommage à tous ceux qui ont vécu la « Roue rouge » celle qui broie tout sur son passage.

Courez voir ce bel hommage, emmenez vos adolescents, l’exposition est gratuite et se termine le 8 janvier. Voilà un beau programme pour les vacances de Noël, connaître l’Histoire grâce à un témoin qui a passé sa vie à L’écrire et nous plonger ou replonger dans l’ œuvre du grand Soljenitsyne !

Mairie du 5°. 21 place du Panthéon. Entrée libre

ouvert du mardi au vendredi de 14 h à 17 h 30
le samedi de 10 h à 17 h 30
fermé dimanche et lundi.

Analphabète

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La famille des chanteurs Trapp

Nous avons toutes vu ou entendu parler de « la mélodie du bonheur », ce si beau film musical de Robert Wise sorti en 1965 et interprété notamment par Julie Andrews. Mais comme le scenario est loin de la réalité, encore plus belle!

Nous devons à la directrice des Editions Sainte Philomène, Isabelle de Lucy,  la réédition de l’autobiographie de Maria Augusta Trapp, l’héroïne du film ci-dessus mentionné. Car son but fut « de rétablir la vérité et de corriger le décalage entre le film et la réalité ».

En 1926, Maria Augusta, de son nom de jeune fille « Kutschera », est   institutrice dans un monastère autrichien de bénédictines où elle attend avec impatience d’être admise au noviciat. Jusqu’au jour où la Mère Abbesse la convoque : « Dites-moi Maria, quelle est la leçon la plus importante que la vieille abbaye de Nonnberg vous ait apprise? ». La réponse ne se fait pas attendre : « la seule chose importante que nous ayons à faire sur la terre, c’est de découvrir la volonté de Dieu et de l’accomplir ».

Or, le matin, le Baron Von Trapp, veuf depuis peu avec 7 enfants, était venu à l’abbaye demander l’aide d’une personne pour faire la classe à sa dernière petite fille. C’est Maria qui est choisie et qui obéit  avec l’esprit tellement chrétien qui la caractérisera toute sa vie, elle qui attendait son admission chez les novices avec tant de joie.

Et c’est là que tout commence à diverger avec le film. Car celui-ci, entre autres raccourcis fait l’impasse totale sur les onze années que va vivre Maria Kutschera devenue Maria Trapp. Que de gentillesse,  de dévouement, d’anecdotes savoureuses et d’invention avec la naissance de cette chorale qui va être la raison de vivre, au sens propre et au sens figuré, de cette famille profondément chrétienne, qui va vivre quotidiennement cette leçon de Foi donnée par Maria:  » La volonté de Dieu n’admet pas de pourquoi »…

Si le film se termine avec le départ de cette famille d’Autriche pour l’Amérique après l’Anschluss,  la deuxième partie du livre retrace toute la découverte, les efforts,  la faculté extraordinaire d’adaptation de Maria dans ce Nouveau Monde qu’elle aborde avec une Foi splendide, transmise à ses enfants qui forment maintenant un orchestre et un chœur d’une grande qualité. Dans ses bagages, elle a emmené leur chef de chœur autrichien, l’Abbé Wasner, grâce auquel ils ont la messe quotidienne où ils puisent leurs forces dans l’adversité comme dans le calme. Le maitre mot de Maria « faire confiance à Dieu car Il donne toujours ce qu’il faut quand il faut ! »

Après bien des péripéties racontées avec une simplicité et une vision chrétienne magnifique, Maria et son époux s’installent dans le Vermont où ils construisent un immense chalet en bois bien autrichien ! La musique au service de Dieu leur donne cette joie, cette bonne humeur, ce sens de l’effort et ce courage, cette charité vraiment chrétienne qui m’ont enthousiasmée!

Voici donc un cadeau superbe à faire,  pour adultes et adolescents à partir de 16 ans.

Bonne lecture , saint et très joyeux Noël à toutes!

« La famille des chanteurs Trapp », Maria Augusta Trapp.

Editions Sainte Philomène. 25 euros

https://editionssaintephilomene.com/la-famille-des-chanteurs-trapp/

Sapajou

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Au nom de la Mère

Je viens de lire un petit livre merveilleux que je vous recommande pour ce temps de l’Avent dans lequel nous venons d’entrer. Et, même si vous vous sentez loin de toute préoccupation religieuse, cette ode à la maternité ne pourra que vous réjouir.

C’est à Erri De Luca, auteur italien se disant « non-croyant » que nous devons cette si belle narration de ce que vit, ressent, éprouve « Myriam-Marie », depuis l’apparition de l’Ange jusqu’à la naissance de cet enfant dont elle pressent qu’Il va bouleverser le monde.

Il est émouvant de voir que c’est un auteur masculin qui comprend si bien le mystère qui frappe cette jeune fille juste promise à Joseph qu’elle doit bientôt épouser.

Nous connaissons cette histoire, mais de l’extérieur si je peux dire. Là, nous sommes dans le cœur, dans l’âme et même dans le corps de Marie.  Que de tendresse pour parler ou penser à son Joseph, que de joie d’avoir l’occasion de quitter Nazareth pour le recensement car elle va s’éloigner des langues de vipère qui ne manqueront pas de se moquer d’elle ( « ah, et si tu attendais une fille… »), que de confiance pour mettre l’Enfant au monde, seule, après les derniers conseils que lui donne sa maman, que de reconnaissance d’arriver à Bethléem, qui veut dire en hébreu « maison du pain », d’où cette allusion au Pain de vie tendrement entrevu par Marie, que d’amour maternel pour accueillir ce petit enfant fruit « d’un vent de paroles » plutôt que de l’union avec un homme.

C’est à la fois une image humaine et une image divine que nous donne de la Vierge, Erri De Luca. Cet homme qui  se dit « non croyant-mystique », qui  a besoin chaque matin, pour se ressourcer, de « se plonger dans les Saintes Écritures », nous fait parcourir ces 150kms qui séparent Nazareth de Bethléem comme si nous étions sur ce petit âne avec Marie, ou mieux, comme si nous étions en elle, dans son cœur, si bon, si joyeux, si confiant.

Avec ce livre, Erri De Luca  nous fait plonger, nous, dans une attente de Noël pleine de poésie et de tendresse.

« In nome della Madre ». Traduit de l’italien par Danièle Valin.

« Au nom de la Mère », Editions Gallimard (2006). Folio

Sapajou

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Hermes, Artemis, Demeter et les autres.

Décidément, le pape Jean Paul II avait bien compris les femmes quand il les avait nommées: « les sentinelles de l’invisible », oui, celles qui gardent, qui transmettent, qui protègent, qui veillent et bien souvent réparent, en silence, ce qu’elles vivent et voient dans de nombreux domaines.

Noël approche et je veux vous parler ici d’une idée de cadeau pour vos bambins, vos petits-enfants, vos filleuls, vos neveux…

Il s’agit d’un nouveau jeu intitulé MYS’TIC conçu par la très jeune créatrice Véronique Muzio qui, après le succès de ses jeux de carte sur l’Histoire, nous plonge dans la mythologie.

Cette mère de famille nombreuse, comme tant d’autres mamans, a constaté les énormes lacunes, pour sa génération et celle de ses enfants, dans la connaissance de tout ce qui nous a façonné en Europe, depuis l’Antiquité. Elle s’est donc mise au travail pour essayer de renouer avec notre passé et de façon ludique. En effet, elle a pu constater combien le fait d’inviter toutes les facultés cognitives de l’enfant à travers le jeu, était bénéfique et pouvait, d’une part, susciter chez les enfants de nouveaux centres d’intérêt, d’autre part montrer à leurs parents les différences entre les moyens que prend chaque enfant pour apprendre et mémoriser un savoir, ce qui peut être très utile ensuite pour accompagner son enfant dans tout autre apprentissage.

Les jeux DYNASTIE sont des jeux de 7 familles, avec MYS’TIC, Véronique Muzio nous propose de jouer au mistigri. Il s’agit ici de constituer des paires, le dieu et son attribut pour identifier les personnages du panthéon gréco-romain.

Précipitez-vous sur le site ULULE avant le 10 décembre et vous aurez votre cadeau pour Noël pour la modique somme de 14 € port compris. Je vous invite donc à consulter https://fr.ulule.com/jeu-mystic/

A signaler que les trois jeux sont en commande possible sur cette plateforme.

Apprenez ou réapprenez vous aussi, avec vos enfants, en jouant avec MYS’TIC et DYNASTIE

« Savoir c’est se souvenir » Aristote

Bonne fête de Noël à tous.

Analphabète

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