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Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

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Volontaire

Ayant lu de bonnes critiques, j’ai voulu voir ce film de la jeune réalisatrice Hélène Fillières mais quelle déception!

Enlevez le milieu de la Marine Nationale qui, c’est vrai, est filmé très joliment sans arrière-pensée antimilitariste, que reste-t-il de cette histoire ?

– Une petite jeune femme brillante, Laure, (très bien jouée par Diane Rouxel) qui entre dans ce milieu un peu par hasard. Comme beaucoup de ses contemporaines, elle est persuadée qu’être vraiment femme en 2018, c’est « faire comme les mecs »! Plus de menstruations, des défis physiques terribles et inatteignables en réalité puisque dans la vraie vie, il n’y a pas de femme « béret vert », quelques unes s’y sont risquées mais sans succès.

– Un  lieutenant-colonel (dans la marine on dit capitaine de frégate), le commandant Rivière, interprété par Lambert Wilson qui a l’air de s’ennuyer comme un rat mort dans son bureau et qui passe son temps à rêvasser à sa fenêtre à la pimprenelle du bureau d’à côté qui pourrait largement être sa fille, pathétique.

Ajoutez à cela les « scènes torrides » et l’homosexuel de service qui sont eux aussi, bien dans l’air du temps, il ne reste pas grand-chose pour plaire.

C’est un film bien fait, de belles images mais ce n’est pas, à « femmes ad hoc », notre idéal féminin et Rivière ne représente pas non plus notre idéal masculin.

Haddocka

Publié dans Cinéma

Le temps des noyaux et des queues de cerises

Originaire d’Asie mineure, la cerise se mange à partir du mois de mai, mais c’est en juillet, qu’elle se déguste le mieux (à condition bien sûr que les merles ne soient pas passé avant).

La cerise est le plus sucré des fruits rouges. Elle contient 68 calories pour 100 g. Elle est riche en vitamine C et en provitamine A. Elle est entrée dans les menus français comme dessert depuis le Moyen Âge mais c’est à Louis XV  qui aimait beaucoup ce fruit, que l’on doit l’optimisation et la culture intensive du cerisier moderne en France. Quant à Napoléon qui aimait, lui aussi, beaucoup ce fruit,  il a donné son nom à l’une de ces cerises : la cerise bigarreau Napoléon.

Dans la cerise, tout est presque bon puisqu’à part le noyau (dont « le cracher » est à l’origine d’un championnat sportif  en Suisse et en Europe) on peut certes déguster le fruit mais aussi utiliser les queues en infusion pour ses qualités diurétiques et soit disant amincissantes…  Reste à vérifier tout de même si ce coût ne fait pas davantage fondre le porte monnaie que la masse pondérale comme le promettent certaines capsules achetées en parapharmacie.

En 2018, la guerre des boutons de nos écoliers d’antan a laissé place à celle des noyaux de cerise de nos agriculteurs préférés depuis que la production de ce fruit est devenue la cible d’importations aux normes non respectées. L’enjeu n’est pas anodin quand on sait que les six cents variétés de cerises, représentaient en France  (le Vaucluse étant le premier producteur) en 2014 (année exceptionnelle), 52 000 tonnes soit l’équivalent de 1,6 kilo récolté par seconde.

Depuis 2016, les cerises traitées au diméthoate, insecticide  utilisé pour lutter contre un moucheron d’origine asiatique (Drosophila suzukii) apparu en France à la fin des années 2000, sont interdites à la vente. Cet arrêté stipule que  « L’introduction, l’importation et la mise sur le marché de cerises fraîches provenant de pays où le diméthoate est autorisé sont suspendues jusqu’au 31 décembre 2017 ».

« La cerise sur le gâteau », c’est qu’un arrêté du 5 mai 2018, vient d’autoriser l’importation de la cerise turque qui est soupçonnée d’être traitée avec cet insecticide et dont le court oscille entre 3, 25 € et 4, 75 € HT le kilo (26, 28 ou 30 mm !) alors qu’elle est formellement interdite  pour les mêmes causes à l’Autriche, la Croatie, la Roumanie, la République tchèque, le Canada, les États-Unis…

Bien évidemment, les premiers touchés par cette suspension sont les agriculteurs français. Mais en France, on a des marchés  « bio » ! Du coup, à Rungis, le coût de la « cerise rouge France biologique » est à 10, 13 €. Des « queues de cerises »  comme dirait Tintin aux Dupond et Dupont dans « Le Trésor de Rackham le Rouge » !Il existe bien évidemment des coûts moins élevés selon les régions de France et selon leurs qualités et calibres.

Heureusement, en France,  nous avons des chansons pour nous consoler. Et le temps des cerises, c’est aussi celui, comme le dit la chanson, des merles moqueurs. Et ils ne manquent pas en cette année « macronesque »!

Chanson,  qu’on associe à tort à la commune (1871) et aux Communards alors que les paroles furent écrites en 1866 par J-Baptiste Clémént.

 

« Quand nous chanterons, le temps des cerises
Le gai rossignol, le merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous chanterons, le temps des cerises
Sifflera bien mieux, le merle moqueur.

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles,
Cerises d’amour aux robes vermeilles
Tombant sous la mousse en gouttes de sang
Mais il est bien court, le temps des cerises
Pendant de corail, qu’on cueille en rêvant.

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur,
Une plaie ouverte.
Et Dame Fortune en m’étant offerte
Ne pourra jamais calmer ma douleur.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur. »

« Pour moi, le temps des cerises est l’un des plus beaux textes de la chanson française, très romantique! » disait Johnny Hallyday.

Enfin, ajoutons à cette humeur estivale quelques proverbes des anciens : « Quand il pleut le jour de l’Ascension, les cerises s’en vont en procession » ; « Quand il pleut le jour de Saint-Georges, sur cent cerises, on en a quatorze » et « S’il pleut le jour de Saint-Mayeu, les cerises tombent toutes par la queue » .

Patagon de zoulous

Publié dans faits de société

Paul, apôtre du Christ

Nous sommes en 67 après Jésus- christ, un incendie a ravagé Rome. L’empereur Néron rejette la faute sur les disciples de Jésus et d’abord sur l’un de leurs chefs : Paul de Tarse.

Cinq personnages sont les « vedettes » de ce film :

  • Paul, converti sur le chemin de Damas, il est hanté par le souvenir des chrétiens qu’il a persécutés. Il est en prison et risque la mort.
  • Luc, célèbre médecin, arrive à Rome, bien décidé à recueillir la catéchèse de Paul avant qu’il ne soit trop tard.
  • Aquila et Priscilla : Ils dirigent une petite communauté réfugiée dans un lieu secret à Rome mais les exactions  contre les chrétiens et les arrestations se multiplient et ils ne sont pas en sécurité.
  • Mauritius Gallas : Il est le préfet de la prison Mamertime.

Dans un premier temps, Luc va réussir à s’introduire dans la prison puis Mauritius va accepter que Luc se rende quotidiennement auprès de Paul, ne comprenant pas qu’un être libre choisisse de passer ses journées dans ce cul de basse-fosse. Il se demande également quel peut bien être ce « livre » qu’ils écrivent.

Mauritius a aussi une fille qui est malade. Chaque jour il sacrifie aux dieux pour obtenir sa guérison.

La petite communauté chrétienne est bien désemparée. Faut-il rester, faut-il partir? D’autant que les plus jeunes ont du mal à accepter de rester sans rien faire, ils préfèreraient aller en découdre, essayer de délivrer Paul ou se venger.

Luc, conseillé par Paul, viendra les instruire, les conseiller et leur redonner courage.

Andrew Hyatt nous fait là un beau cadeau. Les images sont superbes et les acteurs excellents. On retrouve Jim Caviezel (le Christ dans la passion de Mel Gibson) et Olivier Martinez dans le rôle de Mauritius. Certaines images sont violentes mais malheureusement c’est la réalité qui est violente et l’on retrouve bien des situations applicables aux chrétiens persécutés d’aujourd’hui. On pourrait faire quelques réserves en particulier sur la fin mais c’est un film qui donne envie de se replonger dans les écrits de Saint Luc et Saint Paul et c’est tant mieux.

Encore en salle à Paris et en DVD

Haddocka

Publié dans A voir

Tsugouharu Léonard Foujita

Le musée Maillol rend actuellement hommage à ce grand peintre (1886-1968) dans une très belle exposition qui couvre « les années folles », années les plus prolifiques et les plus intéressantes sur le strict plan de l’art mais pas forcément sur le plan de l’homme.

Quand il arrive en France en 1913 après des études aux Beaux-Arts à Tokyo, ce jeune japonais devient vite la coqueluche du Tout-Paris. Ami de Picasso, Modigliani, Soutine et beaucoup d’autres, il perfectionne sa technique et le succès ne se fait pas attendre. Il retourne au Japon, voyage beaucoup, multiplie les conquêtes.

Mais en 1940 il est rappelé au Japon pour devenir peintre officiel chargé d’exalter le vertus militaires et patriotiques. Il s’y emploie parfaitement dans un premier temps mais les horreurs du conflit lui font considérer que, des deux côtés, ce sont les simples, les hommes sur le terrain qui souffrent le plus. Ses œuvres s’en ressentent. Il est encore au Japon quand tombent les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Cela le marquera profondément. Mais après la défaite japonaise, les américains se serviront de lui pour récupérer des tableaux de guerre et cela lui vaudra beaucoup d’ennuis. Dans l’impossibilité de rester plus longtemps dans son pays, le général Mac Arthur lui permettra d’émigrer aux États-Unis. Mais il rêve de la France. En 1950, il « revient pour ne plus repartir« .

Il s’installe avec sa dernière épouse Kimyo dans un petit village de l’Essonne:

Villiers – le -Bâcle. Il y achète une maison dont le grenier est son atelier. En 1959 lors d’une visite de la basilique Saint Rémi à Reims il a une révélation mystique et se convertit au catholicisme. Il sera baptisé avec Kimyo dans la cathédrale de Reims le 25 octobre 1959. Il dira: « J’ai connu la religion catholique par les œuvres d’art, par mon baptême je la connais maintenant par l’âme. ». Il prend le prénom de Léonard en hommage à Léonard Kimura, frère jésuite japonais exécuté en 1619 et Léonard de Vinci son maître en peinture. Sa femme prend le prénom de Marie.

Il entreprend alors la construction d’une chapelle, Notre Dame de la Paix. Son parrain et ami René Lalou, propriétaire des champagnes Mumm accepte de financer son projet. Cette chapelle sera entièrement conçue et décorée par lui. Tel son maître à la chapelle Sixtine, il s’épuisera à peindre à fresque et c’est là qu’il repose avec son épouse.

Itinéraire saisissant pour ce « Dandy de Montparno » (il eut 5 épouses, de nombreuses maîtresses, peut-être même des amants) et qui trouvera à plus de 73 ans la paix et l’unité dans la religion catholique.

Haddocka

Musée Maillol : jusqu’au 15 juillet 61 rue de Grenelle 75007 Paris

Maison-atelier Foujita : 7 rue de Gif 91190 Villiers-le-Bâcle. Visites samedi après midi et dimanche

Chapelle Fujita : 33 rue du Champ de Mars – 51100 Reims. Tous les jours de 10 h à 12 h et 14 h à 18 h du 2 mai au 30 septembre.
Fermée le mardi.

 

Publié dans A voir

La femme japonaise

Est-ce parce que j’en reviens ? Je trouve que l’on parle beaucoup du Japon en ce moment autour de moi. Même Jack Lang, qui n’est pourtant pas ma référence, retrouvant Paris après un séjour à Tokyo, conseillait récemment à Madame Hidalgo d’aller y passer quelques jours afin de s’inspirer de la propreté exemplaire contrastant de façon criante avec la saleté de Paris ! Propos décriés mais ô combien justes. (Cf article précédent sur le Japon).

Si je partage nombre de commentaires, il en est un qui provoque mon ire : celui concernant la femme Japonaise ! Que ce soit nos guides français sur place, la littérature actuelle sur le sujet ou les commentaires glanés ici et là par des voyageurs revenant du Japon, les avis sont unanimes : la femme japonaise est opprimée !

Rendez-vous compte : soit elle se marie et à ce moment-là, plus question de travailler à l’extérieur. Le mari assure la subsistance de sa famille pendant que son épouse élève les enfants à la maison. Soit elle est célibataire, par choix ou par obligation et elle peut alors travailler dans tous les secteurs d’activité qu’elle désire. J’appelle cela le bon sens, l’équilibre, le sens de la vie familiale. Quand vous croisez les premières souvent habillées de kimonos et sandales en paille de riz aux couleurs variées, leur sourire, leur gaité et leur gentillesse  semblent prouver qu’elles sont heureuses. On aimerait bien  voir plus souvent  un tel sourire sur le visage des jeunes françaises.

Peut-être faut-il évoquer aussi ici cette catégorie de femmes à part que sont les geishas. Beaucoup moins nombreuses qu’au XIX° siècle, il y en a encore. Elles ont leur quartier, comme à Kyoto par exemple. Très discrètes, vous les apercevrez difficilement. Ces femmes se distinguent des prostituées par leur longue éducation artistique puis sexuelle avant d’être admises au statut de geishas. Autrefois vendues toutes petites par leurs parents ayant besoin d’argent, elles suivaient un long apprentissage très rigoureux dans ces okiyas tenues par des Mères qui dirigeaient leur éducation souvent de façon cruelle.
On leur enseignait la musique (le shamizen, un luth à trois cordes, étant l’instrument traditionnel), le théâtre, la poésie etc. L’initiation sexuelle à laquelle elles étaient  soumises vers 15 ans en faisait des geishas accomplies et leur octroyait ce statut qui les rendait « offrables ». Si vous lisez le très bon livre « Mémoires d’une geisha » de Inoué Yuki  (ed Picquier poche), vous découvrirez un monde que je qualifierais là, oui, d’opprimant. Et pourtant, chose curieuse, lorsque certaines de ces geishas auraient pu recouvrer une certaine liberté, elles ouvraient à leur tour une maison de geishas et devenaient ces Mères sous le joug desquelles elles avaient pourtant souffert enfant et adolescente.

Mais pour en revenir à la Femme en général, il est à craindre que la fascination qu’exerce l’Occident sur ce pays ne lui fasse plus de mal que de bien et que la libération de la femme que nous déplorons dans bien des domaines ne le contamine dangereusement.

Souhaitons que ce peuple saura se protéger contre les mauvaises influences et que le mot  « Shufu » qui veut dire « femme au foyer » mais qui désigne aussi la femme en général sera employé encore longtemps!

Qu’y a-t-il de plus beau qu’une femme « vraie épouse » et « vraie mère » ?

Sapajou

Publié dans Non classé, voyage

Luxe, calme et volupté

Comme chaque année la galerie 26, place des Vosges à Paris, nous convie à l’exposition de peinture de Laurence Bost : Ici tout est lumière et douceur de vivre. Comme John Sargent, Laurence Bost est sensible aux intérieurs cossus, comme le café Gréco à Rome, aux bibliothèques familiales  ou aux plafonds décorés de stucs des palais,  aux bouquets de fleurs, aux tables joliment dressées, aux intérieurs chaleureux avec ces canapés aux coussins moelleux où l’on voudrait s’enfoncer et se laisser aller. Rien de mièvre, les couleurs sont franches et vives, le coup de pinceau assuré.

Et, cette année, revenant d’un voyage en Suède, Laurence a rapporté de belles peintures de paysages suédois où la lumière nordique est bien différente de celle que nous connaissons en France et de personnages suédois habillés en costumes traditionnels. C’est beau. Comme  Anders Zorn, Laurence Bost peint des bords de mer car la mer est cette immensité qui porte le regard, au-delà la pensée, vers l’ infini.

Mais ce que j’aime le plus, ce sont ces tableaux avec des enfants, des jeunes filles, des hommes plus ou moins jeunes. Cependant  quelque chose frappe : Presque tous les  personnages baissent les yeux  qu’ils posent  souvent sur un livre ou  une carte de géographie. Quand ils ne sont pas absorbés par quelque chose, ils sont  peints de dos. Car ce qui intéresse le peintre ce n’est pas l’individu en soi, c’est son attitude, c’est l’instant fugace, c’est cet instantané. Laurence Bost réussit merveilleusement à traduire ces atmosphères de sérénité, de méditation, de rêverie, d’intériorité qui  deviennent sous ses pinceaux des moments poétiques. Même de dos, assis sur les marches de l’escalier, ce petit garçon est tout à son travail et son  sérieux attaché à ranger ses affaires est palpable ; de même le parfum du thé s’échappe de la tasse tenue par la jeune fille  au pullover bleu qui rêve derrière une fenêtre.. Que dire encore de cet écolier, toujours vu de dos, sur un chemin de campagne, et qui marche d’un pas assuré. On devine déjà son caractère. Et cette superbe et impressionnante étole fleurie qui enveloppe sa lectrice pour la maintenir dans sa lecture et son univers feutré. Cette grande sensibilité face au réel, cette sensibilité à fleur de peau devient du grand art. La délicatesse du sujet rejoint la poésie des couleurs et nous invite à poser un regard attentif et bienveillant sur tout ce qui nous entoure. C’est une invitation à savoir regarder  les choses simples qui nous entourent  (le petit matin, le goûter, le barbecue, confidences, l’histoire du soir) avec le cœur, c’est tout simplement une invitation au bonheur. Vous avez jusqu’au 20 juin pour aller savourer ce bonheur de vivre.

Mille sabords !

Laurence Bost          Galerie 26:  26 place des Vosges 75003

De 11 h à 12 h 30 et de 14 h 00 à 19 h 00 (samedi et dimanche compris)

Publié dans A voir

Quand le mariage ne fait plus recette

En 2005, près de 10 millions de Français avaient regardé à la télévision le mariage du prince Charles et de Camilla ; en mai 2011,  l’union entre le prince William et Kate Middleton avait attiré plus de 9 millions de Français sur les chaînes et le 19 mai dernier, le prince Harry, le « membre de la famille royale préféré des Britanniques » qui a épousé Meghan Markle, une actrice de série télévisée américaine, métisse et divorcée n’a retenu l’attention que de 7,5 millions de téléspectateurs.

Cette «descendante d’esclaves noirs qui entre dans la famille de la chef du Commonwealth », comme s’en est félicité la BBC, aura moins retenu l’attention que pour l’hommage rendu à Johnny Halliday avec 14, 4 millions de Français. Même si l’on sait que la société Médiamétrie qui, en mai dernier, affichait un chiffre d’affaires de 88 529 400 €, fait l’objet d’importantes critiques, il n’en reste pas moins que cet institut de mesure d’audience reste une référence dans la « part de marché » qui va influencer notamment sur le choix des programmes à venir mais aussi et surtout sur la vente des espaces publicitaires.

Cette baisse d’audience quant à la retransmission du dernier mariage princier est révélatrice de  l’évolution des mentalités républicaines restées il y a quelques temps encore attachées aux principes de la Royauté. On ne sait si on doit s’en féliciter ou pas. Faut-il s’attrister de constater que le « mariage, vérité de foi » interprété à la sauce américaine ne fait plus le « buzz » et que les Princes modernes de ce monde se sont plus des modèles à suivre ?

Entre l’année 2000 (305 234 mariages en France) et 2016, le nombre de mariages a baissé de 24 %. 228 000 mariages ont été célébrés en France en 2017, ce qui représente le taux le plus bas depuis la fin de la guerre mondiale mais 7,5 millions de téléspectateurs étaient cloués devant leur poste de télévision.

Sachant que c’est la « qualité des êtres humains qui importe et non leur quantité » comme disait Alexis Carrel, on peut peut-être se réjouir d’une prise de conscience à venir sur le fait que le mariage chrétien est avant tout « un sacrement de la Loi Nouvelle, institué par Notre Seigneur Jésus Christ, pour conférer aux époux, avec une augmentation de la vie divine en eux, un droit aux grâces actuelles qui leur permettront d’accomplir convenablement et facilement les devoirs de leur nouvel état » .

Patagon de zoulous

Publié dans Billets d'humeur