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Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

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Publié dans Non classé

Anna Coleman Ladd

En ces journées du souvenir de ceux qui sont restés sur les champs de bataille, souvenons-nous aussi de tous les blessés, mutilés et gueules cassées qui ont survécu à la tuerie et ont dû réapprendre à vivre.

Une femme s’est illustrée auprès des soldats défigurés : Anna Coleman Ladd

Née à Philadelphie en 1878, cette femme sculpteur américaine va mettre tout son talent et tout son art au service de ces soldats défigurés, devenus tellement monstrueux que certains n’osent même plus rentrer chez eux de peur d’effrayer leurs proches.

Son mari, le docteur Ladd ayant été appelé en France dans le cadre de la Croix Rouge, Anna veut se rendre utile et instruite des travaux de l’anglais Francis Derwent Wood, sculpteur comme elle, pour la réparation des visages, elle décide d’ouvrir à Paris sous l’égide de la Croix rouge américaine  un atelier semblable.

Là elle accueille les mutilés, les observe, fabrique un masque en plâtre du visage d’abord, puis une pièce en cuivre galvanisée et émaillée pour prendre la couleur de peau du destinataire. Elle ajoute, à l’aide de vrais cheveux, des cils et des sourcils, une moustache. La prothèse est fixée à l’aide de lunettes le plus souvent ou de rubans. Ce travail peut durer plus d’un mois par masque. Elle en fera plus de cent jusqu’en 1919 redonnant ainsi le goût de vivre à ces hommes meurtris.

Anna Coleman Ladd sera décorée de la légion d’honneur. Rentrée aux États Unis elle s’éteint en 1939 en Californie.

Haddocka

Publié dans portraits

Asia bibi

Voilà ce que nous écrivions sur ce blog ( rubrique portraits) en décembre 2014.

D’ Asia, on sait peu de choses sauf qu’elle est chrétienne et qu’elle va vivre une sorte de récit de la Samaritaine à l’envers. C’était le 14 juin 2009. Dans l’ Évangile de Jean (IV,4-30) la Samaritaine est étonnée qu’un juif lui demande de l’eau et ce juif, qui n’est autre que Jésus lui-même, lui promet une eau qui calmera sa soif à jamais. Pour Asia, l’eau qu’elle a osé boire a souillé tout le puits et en vertu de la loi sur le blasphème, cela lui mérite la mort…

Asia croupit en prison,condamnée à mort en novembre 2010, l’appel de sa condamnation a été rejeté par la cour d’appel de Lahore le 16 octobre de cette année. Reste le miracle pour sauver Asia.

Et puis nous avons à nouveau espéré à l’annonce de son acquittement par la Cour suprême du Pakistan ce 31 octobre. Il était prévu qu’elle soit secrètement exfiltrée mais il y a eu des fuites et la haine islamiste s’est donnée libre cours dans les rues à l’annonce de ce verdict. Les autorités se sont inquiétées de cette flambée de violence et pour calmer les esprits, ont décidé de laisser Asia en prison à Multan (Penjab) et promettent de revoir le procès.

A nouveau, reste le miracle pour sauver Asia. Et même si elle parvient à s’enfuir, n’oublions pas les chrétiens qui restent là-bas et à qui on risque de faire payer ce départ au prix fort.

Haddocka

Publié dans faits de société

La Tresse

 de Laetitia Colombani

Voilà un petit livre (à grand succès) qui est, pour un premier roman, malgré quelques passages un peu convenus et une concession inutile aux sirènes de la modernité vulgaire, un bon travail dédié aux femmes courageuses !
La tresse, ce sont trois mèches de cheveux, trois vies de femmes, « trois fils ténus » que Laetitia Colombani va tisser patiemment, sans oublier de nous en confier l’élaboration au fil du roman en s’adressant directement au lecteur.
Il en ressort pourrait-on dire comme un poème en trois parties sur la construction de cette coiffure qui unit le destin des trois femmes dont l’auteur nous raconte la vie.

Qui sont ces femmes ?
En Inde, Smita, une intouchable dont le travail est de ramasser les excréments.
En Italie, Giulia, une jeune fille amoureuse, férue de livres, qui travaille dans l’atelier de son père.
Au Canada, Sarah, une avocate réputée, ambitieuse, écartelée entre son métier et sa vie privée, « coupée en deux ».

Trois femmes, trois statuts, trois combats pour exister : celui de Smita pour sortir sa fille Lalita de cette vie innommable ; celui de Giulia pour sauver l’atelier de son père de la faillite et éviter le chômage aux employés et celui de Sarah pour surmonter les méfaits de son cancer qui mettent à bas son ascension fulgurante.
Ces trois combats sont sous des aspects différents pour la vie, la vie de sa descendance pour Smita, la vie d’un patrimoine en danger pour Giulia et la vie, tout simplement pour Sarah qui ne découvrira qu’avec la maladie combien elle n’est pas celle d’une carrière.

Je vous laisse découvrir ce roman, bien tressé, et comment apparaît, splendide, la « perruque » élaborée finalement grâce à l’acte rituel de la plus démunie pour remercier son dieu, sacrifice qui sauve en quelque sorte les deux autres .
Un bel hommage à toutes les femmes qui se battent en silence quelles que soient leurs origines, leur culture et leur religion.

La tresse de Laetitia Colombani chez Grasset (2017) en livre de poche (2018)

Analphabète

Publié dans A lire

En vélo de Vienne à Budapest

Superbe voyage le long du Danube en vélo avec assistance électrique ou pas tant les pistes cyclables sont nombreuses et bien sécurisées.

Parties de Vienne en Autriche le matin, nous serons à Bratislava le soir (Slovaquie). L’organisation « la bicyclette verte » s’est chargée de louer d’excellents vélos de marque allemande (du costaud), de transporter nos valises qui seront acheminées dans les hôtels très confortables choisis par l’association, hôtels qui nous permettront de récupérer mais, honnêtement, malgré les 88 kms du premier jour nous ne nous sommes jamais senties fatiguées.
En effet les rives du Danube sont plates et ces pays ont développé très tôt des pistes cyclables. Ont-elles été au temps du communisme les voies de communication les plus empruntées ? En tout cas, c’est un fait dans les villes et les campagnes le vélo se pratique par tous, à tout âge …D’anciennes voies ferrées bien droites sur 20 kms, transformées en pistes cyclables, bordées de talus, permettent d’admirer ce long fleuve tranquille dont les rives sont restées sauvages : pas de plages privées, aménagées, pas de parasols, les habitants viennent le soir admirer le coucher du soleil, fiers de cette nature et de ce fleuve généreux. Quelques barques de pêcheurs, un bac de temps en temps pour relier une rive à l’autre et parfois un bateau de croisière pour des touristes qui font le même voyage que nous, mais en bateau.

Nous traversons des forêts profondes, des sous-bois où le Danube semble jouer avec les feuillages, de larges plaines plantées de maïs et de tournesols totalement grillés par un été trop sec et en Hongrie il n’est pas difficile d’imaginer des cohortes de cosaques chevaucher au temps de Sissi impératrice sur ces plaines sans obstacles.

Nous nous arrêterons dans de charmants villages : maisons aux façades colorées sans tags, églises superbes, très baroques, surchargées de stucs dorés et d’angelots joufflus, places qui vous invitent à savourer le temps qui passe, loin du bruit, de la foule.

Beaucoup de blondinets et de blondinettes aux yeux bleus. Nous découvrirons d’anciens pavillons de chasse, un village-forteresse comme Hainburg, sauvagement ruiné par les Turcs et un village très touristique : Szentendre, aux ruelles et aux places charmantes, aux maisons peintes d’ocre et de vert amande
La bonne idée a été de ne pas réserver de demi-pension car nous nous arrêtions quand nous le souhaitions et, divine surprise, les menus, traduits en allemand et parfois en anglais, sont tout à fait abordables (environ 10 euros chacune, vin et café compris) ce qui nous a fait penser aux jeunes en mal de vacances à peu de frais.
Nous arrivions souvent tard le soir. En effet, outre les nombreuses îles du Danube qui nous ont fait parfois perdre le sens de l’orientation, la signalétique laisse parfois à désirer et la feuille de route qui nous avait été remise n’était pas assez précise ; les entrées et les sorties  de villes comme Bratislava ou Budapest sont compliquées en vélo, surtout lorsqu’on ne parle pas la langue du pays et que tout est écrit dans cette langue. Il faut lire la carte dans le bon sens ( il y a du vrai dans « Les femmes viennent de Vénus » …) tenir compte des travaux et des déviations, ne pas se tromper de pont et comprendre les pancartes. Heureusement beaucoup de gens parlent allemand, parfois un peu anglais et nous avons même rencontré à Budapest des étudiants qui parlaient français !
Tout cela nous a permis d’entrer en contact avec les habitants, d’apprécier leur gentillesse allant parfois jusqu’à emporter nos vélos dans leur truck pour nous remettre dans le droit chemin ou même de nous emmener chez  « le roi de la pédale » qui a démonté tout mon vélo en une heure pour changer une pièce et m’a demandé 7 euros !

En Hongrie il y a les 2 monnaies : le florin et l’euro. Les euros sont acceptés à peu près partout.
Nous avons regretté de ne pas avoir pensé à arriver à Vienne un ou deux jours avant le départ en vélo pour profiter de la ville. Mais à Budapest, nous avons pu déambuler à notre guise dans Buda et dans Pest sans oublier une virée aux thermes de Széchenyi !

Jeunes ou moins jeunes cette virée vous tente ? N’hésitez pas et…

Bon voyage !

Mille sabords

Publié dans voyages

Chanson douce

Il y a ceux qui se précipitent sur les prix littéraires et ceux qui se méfient et préfèrent attendre la parution en livre de poche. C’est ce qui s’est passé avec le livre de Leïla Slimani, prix Goncourt 2016. Mais une histoire de nounou et de femme qui retravaille ne pouvait que retenir l’attention de « femmes ad hoc ».

Myriam et Paul sont les parents de deux jeunes enfants et quand Myriam « qui ne supporte plus les inconnus qui demandaient innocemment ce qu’elle faisait comme métier et qui se détournaient à l’évocation d’une vie au foyer » a l’opportunité de reprendre une activité professionnelle, elle saute sur l’occasion, même si, tous comptes faits, ce sera financièrement pour pas grand chose.

Reste à trouver la nounou.

A l’issue d’un casting serré ce sera Louise, une veuve, mère d’une grande fille, très disponible, qui a su tout de suite conquérir les enfants et enchanter le jeune couple.

Les parents vont donc laisser Louise s’installer dans leur vie, dans leurs murs, gérer les enfants, la maison, les repas, étant complètement absorbés par leurs boulots et complètement démissionnaires parce que ça les arrange et qu’après tout ils paient pour ça!

On sait dès le début que ça finira très mal, c’est peut-être le gros défaut du livre, on s’attend à un « thriller » et on ne voit grandir le désespoir de Louise que par petites touches insuffisantes pour comprendre son geste fou.

Pourtant ce roman ne manque pas d’intérêt par cette plongée dans deux mondes antagonistes  qui pourtant se côtoient tous les jours.

D’un côté il y a ceux qui ont tout: un appartement cossu, de l’argent, une famille, des amis et de l’autre celle qui n’a rien: un mari mort qui ne lui a laissé que des dettes, une fille qui filera à l’anglaise dès qu’elle pourra, un appartement sordide dans une banlieue grise. Et à celle qui n’a rien on enlèvera encore son attachement à ces enfants, on la remerciera sans cérémonie le jour où on n’en aura plus besoin parce qu’elle ne sera jamais, ni une amie, ni quelqu’un de la famille.

Joli sujet qui donne à réfléchir. Peut-on laisser une inconnue prendre toute votre place, s’installer chez vous, peut-on confier ce qu’on a de plus précieux à quelqu’un qu’on ne connait que par ce qu’il veut bien dire de lui ?

Jeunes parents, à la veille de choisir un mode de garde, lisez Leïla Slimani, conseil d’amie!

Haddocka

( Il semble qu’un film soit en préparation, à sortir prochainement)

Publié dans Non classé

Mademoiselle de Joncquières

« Mademoiselle de Joncquières », sorti déjà depuis un mois, est le très beau film réalisé par Emmanuel Mouret et tiré d’un des récits de « Jacques le Fataliste » de Diderot.

Un écrin splendide, (la nature, les parcs, les demeures, les robes, les bouquets de fleurs), enserre une histoire que nous  pourrions croire toute de vengeance mais qui en fait dépeint plutôt la délicatesse et la complexité des sentiments amoureux.

Une langue ciselée, magnifique, sert admirablement les masques que les protagonistes arborent pour cacher leurs véritables sentiments. Quelle réussite! A ce jeu subtil, nous assistons fascinés.

Cécile de France, somptueuse  Madame de La Pommeraye, est une femme blessée dans son amour et son orgueil lorsque, après plusieurs années de liaison, le marquis des Arcis lui avoue son désamour.

Edouard Baer joue avec beaucoup de justesse ce marquis libertin, risible parfois et émouvant finalement dans sa quête d’une forme d’absolu : La beauté pure.

Mademoiselle de Joncquières (Alice Isaaz) très touchante dans son jeu  sobre et silencieux, sera l’instrument de madame de la Pommeraye pour abattre l’homme qu’elle aime encore, le marquis des Arcis,  mais aussi pour venger, dit-elle, d’une certaine manière, toutes les femmes très vulnérables dès que le destin leur est contraire.

N’oublions pas l’amie ( Laure Calamy) confidente de madame de La Pommeraye, celle grâce à qui nous devinons les troubles de l’âme fière de cette dernière.

En fait de vengeance, ce conte merveilleusement interprété, montre combien du Mal peut sortir un plus grand Bien et combien c’est l’assentiment au mal et sa dissimulation qui noircit l’âme et non la déchéance due aux circonstances malheureuses d’une vie. C’est le mensonge que lui impose sa mère qui fera le plus souffrir mademoiselle de Joncquières. Mais le marquis aurait-il vu sa pureté s’il avait connu la vérité ?

Emmanuel Mouret dans sa réalisation portée par une superbe musique très adaptée à chaque scène, nous invite à voir derrière la beauté sensible, l’invisible et le cœur de tout homme.

En fait nous avons là un petit miracle de film, dans le monde du cinéma français !

Allez-y, courez si vous ne l’avez pas encore fait, voir ce bijou avant qu’il ne quitte les écrans. (Encore à l’affiche dans de nombreuses salles)

Analphabète

Publié dans A voir

Le Bien ne fait pas assez de bruit. Aidons les Chrétiens d’Orient

Le 27 septembre, SOS Chrétiens d’Orient, jeune association dynamique et efficace dans son action d’aide aux Chrétiens d’Orient, a présenté au cinéma Publicis Champs Élysées, un très beau documentaire sur la Syrie réalisé par Eddy Vicken et Yvon Bertorello (avec la voix de Michael Lonsdale), intitulé « Syrie, du chaos à l’Espérance »

Il faut saluer ce très beau travail, tant sur le plan cinématographique que journalistique, qui donne une vision un peu plus mesurée et juste que dans les media officiels, de la complexité de ce conflit qui a détruit et détruit encore tant de vies!

Espérons que ce documentaire sortira bien vite en salles et sera vu d’un grand nombre!

La soirée s’est terminée par une table ronde autour de Régis Le Sommier, directeur adjoint de Paris Match avec Benjamin Blanchard, directeur de SOS Chrétiens d’Orient, les deux réalisateurs et Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles. Cette deuxième partie de la soirée était indispensable car chaque intervenant a bien décrypté, chacun avec ses connaissances du terrain et ses compétences propres, certains passages du film et le jeu subtil des influences extérieures .

Soirée passionnante donc, très bien organisée  et qui ne donne qu’une envie: aider cette association jeune et très sérieuse qui allie enthousiasme et professionnalisme pour aider ici, les Chrétiens à rester là-bas !

Comment les aider ? soit avec des dons bien sûr, soit en allant sur le terrain mettre la main à la pâte, un mois, deux mois, un an …Chacun selon ses possibilités. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues .

L’action de cette jeune association, parmi tant d’autres tout aussi utiles, nous devons en parler, non pas dans un but publicitaire mais bien  pour aider nos frères dans la Foi qui ont besoin de toutes les forces vives des Chrétiens d’Occident qui se mobilisent .

SOS Chrétiens d’Orient. tel : 01 83 92 16 53 et contact@soschretiensdorient.fr

Analphabète

Publié dans Non classé