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Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

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Vendôrama

C’est le titre donné « au voyage immersif et interactif » que nous propose la célèbre  maison de la place Vendôme, la joaillier Boucheron, pour fêter ses 160 ans. Hébergé sous une bulle de plastique translucide dans les dépendances de la Monnaie de Paris, cette exposition se décline en trois actes: inspiration, création et révélations.

Vous y verrez des pièces magnifiques inspirées par les animaux, des parures  superbes tel le collier point d’interrogation, sans fermoir, qui s’enroule autour du cou grâce à des ressorts invisibles, d’un simple geste et sans l’aide de personne.

Des planches nous montrent ce que la Maison a réussi à faire pour le maharadjah de Patiala débarqué Place Vendôme avec plus de 7000 diamants et 1500 émeraudes.

Des bagues, des bracelets, des montres qui brillent de mille feux, le tout agrémenté par des petites saynètes jouées par des volontaires de la maison ou des acteurs (je n’ai pas réussi à savoir) qui rendent le parcours encore plus agréable.

Un livret qui nous est remis à l’entrée donne d’amples détails et explique le partenariat qui se met en place avec la Monnaie de Paris entre autres choses. On peut aussi télécharger une application qui nous guide dans l’exposition.

Seul problème, l’exposition se termine le 28 janvier, les réservations sont presque complètes, mais vous pouvez tenter votre chance, comme moi, en arrivant à l’ouverture, juste avant 11 h et en acceptant d’attendre un peu pour une visite qui vaut vraiment la peine.

Haddocka

Monnaie de Paris. Entrée par le 4ter rue Guénégaud de 11 h à 19 h. Nocture jeudi 21h. Entrée gratuite

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Le Val de Grâce… grâce à deux femmes d’exception…

Je voudrais vous faire profiter aujourd’hui d’une découverte que je viens de faire à Paris cette semaine et qui peut autant intéresser des personnes de passage dans notre belle capitale que les parisien(ne)s. Car si « le musée du  service de santé des armées »  est assez bien connu, l’Abbaye du Val de Grâce ainsi que l’église la jouxtant le sont moins. Nous les devons à deux femmes remarquables.

Au début du XVII° siècle, il existait près de Clamart, un petit monastère de Bénédictines, connu depuis le XII° siècle sous le nom de Couvent du Val Profond. En 1619, Anne d’Autriche s’en déclare la protectrice tout en en changeant le nom qui devient le couvent du Val-de-Grâce de Notre-Dame-de-la-Crèche. Puis elle  obtient que l’une de ses amies, Mère Marguerite de Veny d’Arbouze en soit nommée abbesse. Peu après, Anne d’Autriche souhaitant faire venir ces religieuses à Paris, charge le garde des sceaux de l’époque, Michel de Marillac, de trouver un emplacement. Celui-ci acquiert donc » le petit Bourbon « , propriété à l’abandon dans le faubourg St Jacques. Les sœurs sont transférées en 1621. Le Petit-Bourbon comptait alors trois corps de logis dont deux existent toujours.

Les sœurs aménagent un chœur grillagé, une clôture et une « église du dehors ». Trois ans plus tard, la Reine pose la première pierre d’un cloître régulier et se fait construire le joli pavillon que l’on voit encore et où elle séjourna régulièrement . Elle trouve en Marguerite d’Arbouze une amie profonde dont la piété magnifique l’élève et la fortifie au milieu de toutes les difficultés qu’elle rencontre, l’adversité de Richelieu comme celle de Louis XIII au début de leur mariage n’étant pas des  moindres.

Après 22ans de mariage, la Reine désespère d’avoir un enfant. Elle promet alors à Dieu de Lui élever « un temple magnifique » s’Il accorde à la France un Dauphin. La Reine est exaucée! Le 5 Septembre 1638 nait Louis-Dieudonné, futur Louis XIV.

Portrait par Rubens

La Reine est pressée d’honorer son vœu. Mais il lui faut attendre d’être régente pour ordonner le commencement des travaux de l’église que nous connaissons. Mansart , architecte de la Couronne, est chargé d’établir les plans.

L’église sera achevée quelques mois avant la mort de la Reine qui aura donc la joie d’assister à la première Messe qui y sera célébrée par l’Archevêque de Paris.

Le  cadre architectural des différents lieux que j’ai évoqués est magnifique. Ils sont beaux en eux-mêmes, certes, mais l’Histoire dont ils sont les témoins leur confère  cette grandeur qui m’a éblouie.  Y pénétrer, c’est découvrir et s’approcher de ces deux femmes merveilleuses de piété que furent Marguerite d’Arbouze et notre Reine Anne d’Autriche. Le temps est aboli un moment, on est à l’unisson avec  notre France chrétienne. Moment que je vous souhaite de toute âme.

Sapajou

Abbaye du Val de Grâce, entrée par le 74 rue St Jacques, mardi, mercredi, jeudi samedi et dimanche de 12h à 18h. Pour une visite guidée, appeler le 01 40 51 51 92.

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En rouge et noir

Si vous voulez en savoir plus sur les enjeux de la GPA (gestation pour autrui), si vous voulez faire provision d’arguments « béton », lisez vite le livre d’Aude Mirkovic. Maître de conférence en droit privé, spécialiste de la famille, elle connait bien le milieu des gens de robe.

A travers deux jeunes femmes, Carole, avocate, robe noire et Jane, universitaire, robe rouge, nous allons suivre les travaux d’une association « les enfants ont le droit » (LEOLD) pour tenter de faire condamner une société américaine coupable de mettre en relation sur notre territoire, des couples français en mal d’enfants et des mères porteuses américaines, pratique réprouvée par les lois de notre pays mais qui ont bien lieu cependant.

Au passage si vous avez besoin d’un petit cours de formation à l’action intelligente , vous trouverez dans ce roman (un roman qui sent l’expérience vécue à plein nez) une belle démonstration: Réflexion, compétences, détermination.

Si vous ne rechignez pas non plus à recevoir , comme ça, mine de rien, quelques conseils sur le choix d’un conjoint parce que si Jane est mariée et mère de famille, Carole n’a pas encore trouvé l’âme sœur, ce livre est vraiment pour vous, plein de bon sens.

Mais le clou, c’est le climat dans lequel évoluent nos deux héroïnes. Parce que ce climat c’est le notre, vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est plus, dans la joie et la probité malgré tous les coups durs et les coups bas, semer en Espérant qu’un jour le grain lèvera.

On se régale tout au long de ces 247 pages, le style est très enlevé dans une langue moderne mais très travaillée, à lire et surtout faire lire aux jeunes générations pour qui les combats  autour de l’éthique vont être cruciaux.

Aux éditions Scholae. 15 euros

Haddocka

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« La promesse de l’aube »

Ce joli titre  (que l’on ne comprend qu’à la fin),est celui du dernier film d’Eric Barbier qui vient d’adapter à l’écran le roman  autobiographique éponyme de Romain Gary. Je le recommande en priorité à toutes les mamans qui élèvent, seule, un petit garçon, comme à toutes celles prises par cette magnifique tâche qu’est l’éducation.

Le sujet: une femme russe, Nina, ( interprétée par Charlotte Gainsbourg)  qui , pour une raison inconnue, vit  seule en Pologne avec son fils Romain âgé de 8 ou 9 ans  (joué enfant par Nemo Schiffman  puis par Pierre Niney). Les temps sont durs et les talents  de  Nina à la tête d’une maison de couture  qu’elle monte avec aplomb  ne parviennent pas tous les jours à assurer le pain quotidien. Le seul bonheur de cette femme, sa seule préoccupation est d’élever son petit garçon pour en faire un homme célèbre, un héros, le plus grand, le plus reconnu, le plus aimé. Si Romain veut dessiner: « non, tu as vu comment ont vécu les Gauguin, les Van Gogh? dans la misère et le mépris, non tu seras un grand écrivain, le plus brillant, le plus connu, un Victor Hugo par exemple! ».

La maison de couture faisant faillite, en butte à des vexations multiples car elle est juive, Nina part s’installer à Nice avec Romain car elle voue à la France une admiration démesurée. Les années passent tandis que Romain se consacre à l’écriture afin  d’atteindre la gloire que lui prédit sa mère. La publication d’une de ses nouvelles dans un journal provoque l’hystérie de sa mère qui voit en son fils le nouveau génie littéraire de l’époque. Hélas, cette publication sera la seule et Romain doit inventer raison sur raison  pour parer la déception de sa mère .

Arrive 1938; Romain est élève-officier à l’école de l’air de Salon de Provence. Là encore, Nina est sûre que son fils sera promu sous-lieutenant dans l’année, car n’est-il pas et ne doit-il pas être parmi les meilleurs? Le champagne,  les amis, les décorations sont prêts pour fêter l’évènement. Hélas encore, la promotion est refusée à Romain car ses supérieurs jugent qu’il est naturalisé depuis trop peu de temps. Nouveau mensonge de Romain pour éviter à sa mère une douloureuse déception.

C’est ainsi que la vie de Romain s’écoule entre l’énervement de se voir étouffé par sa mère,  l’affection qu’il lui porte malgré tout, la culpabilité de la décevoir, les mensonges en série pour masquer ses défaillances, le désespoir de ne pouvoir devenir ce héros tant attendu, jusqu’au jour où…

Toute l’action de ce film se déroule malheureusement de façon très plate, quasi linéaire.

Ce qu’il apporte en  revanche  est indéniablement une réflexion  sur les ravages que peut causer un amour maternel étouffant. Nous sommes loin de cette belle leçon donnée par Kipling : » Tu seras un homme mon fils », que je vous engage à lire ou à relire.

Attention, ce film n’est pas « tous publics »  car le jeune Romain ne fait pas qu’écrire!

Film: « La promesse de l’aube » de Eric Barbier. En salles actuellement.

Sapajou.

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Joyeux Noël, amis de « Femmes ad hoc »

 

     Berceuse de la Mère de Dieu

Mon Dieu qui dormez faible entre mes bras,

Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,

J’adore en mes mains et berce étonnée,

La merveille, ô Dieu, que vous m’avez donnée…

-De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas,

Pour parler aux gens perdus d’ici-bas

Ta bouche de lait vers mon sein tournée,

O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

-De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas

pour guérir du doigt leurs pauvres corps las

Ta main, bouton clos, rose encore fermée,

O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

-De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas,

Pour rompre avec eux le pain du repas

Ta chair au Printemps de moi façonnée,

O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée…

 

Marie Noël (16 février 1883- 23 décembre 1967)

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« La prisonnière de Malte »

C’est un pavé! Mais une fois que vous aurez commencé à lire ces 987 pages, vous ne pourrez plus vous arrêter! Évidemment, il faut aimer les romans historiques car c’est de cela qu’il s’agit:

Le cadre: Malte, cette petite île en Méditerranée où je vous recommandais d’aller récemment (cf article du 5 Octobre 2017). La date: 1552, en pleine époque de corsaires, quand les Turcs défient les Chevaliers de l’Ordre de Malte sur la mer du milieu. Tandis que Nico et Maria, frère et sœur chrétiens d’une dizaine d’années partent, pour jouer, à la recherche d’un trésor sur leur île, Nico glisse d’une falaise et se fait enlever par des pirates musulmans qui vont le vendre comme esclave à Alger. Les larmes de Maria ne réussissent pas à convaincre  les Chevaliers de l’Ordre de poursuivre les ravisseurs. Maria ne rêve que de délivrer son frère chéri. Débute alors toute une série d’aventures palpitantes aux rebondissements multiples qui nous conduisent des ruelles étroites de La Valette aux bouges d’Alger, des cales sombres et putrides des galères aux somptueux palais de Soliman le Magnifique. Les destins de Maria et de Nico se sépareront pour de longues années. Ils seront tous les deux en butte à l’adversité, à la méchanceté, à la cruauté même. Une très belle figure éclaire ce roman, Christian de Vries, fils d’un comte français qui destine son fils à  être chevalier de l’Ordre de Malte. Mais Christian veut être médecin depuis qu’il est enfant. En cachette, mais soutenu par sa mère, il s’exerce à soigner. Quand, un jour, tout bascule…

Ce roman, palpitant, se termine par le siège de Malte (1565).  Nos héros ont donc respectivement 20 et 23 ans. Que d’aventures pendant ces treize années! Avec le suspense haletant de savoir si Maria retrouvera Nico? et si oui, se reconnaitront-ils? Comme pour tout bon roman, une très belle histoire d’amour embellit ces pages qui se lisent avec le plaisir supplémentaire de savoir que leur auteur, David Ball, s’est efforcé de respecter l’Histoire. Laissons-lui la parole dans la postface:

« Si la prisonnière de Malte » est une œuvre de fiction, j’ai essayé de rester aussi fidèle que possible à l’histoire et aux cultures qui y sont évoquées que me le permettaient mes recherches et mes observations personnelles (…) J’ai consulté un grand nombre d’ouvrages sur la vie de l’époque, l’un des récits les plus captivants sur les événements de l’été 1565 restant « The Great Siege », écrit par le regretté Ernle Bradford. Je me suis donc particulièrement appuyé sur celui-ci « .

Si vous aimez les romans historiques, celui-ci ne vous décevra pas! Avec la remarque que découvrir l’histoire du siège de Malte, de l’affrontement entre chrétiens et musulmans,  peut nous ramener à l’actualité d’aujourd’hui et nous faire réfléchir…

« La Prisonnière de Malte » de David Ball.

Presses de la Cité, 2006

Sapajou

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Les gardiennes

Quand tous les hommes valides ont été mobilisés en 1914, les femmes les ont courageusement remplacés.

C’est ainsi à la ferme du Paridier, chez Hortense Sandrail (Nathalie Bayle), quelque part dans la campagne française. Son gendre et ses deux fils sont à la guerre. Seule avec sa fille (Laura Smet) et son frère âgé, elle ne peut pas tout faire, alors pour la moisson d’abord, elle engage Francine (Iris Bry), une orpheline qui va donner toute satisfaction.

Ces trois femmes vont donc être les gardiennes du domaine. Elles vont non seulement le garder mais le faire fructifier puisqu’elles vont acquérir une des premières moissonneuses et même plus tard, un tracteur.

Mais il n’y a pas que la conservation des biens matériels. Et là nos trois héroïnes vont être bien décevantes.

Hortense qu’on croyait bonne et droite va devenir bien injuste et méchante, reniant sa promesse de garder Francine après la guerre.

Solange n’hésitera pas à « se donner du plaisir » alors que son mari est prisonnier.

Et Francine, merveilleuse de fraîcheur et de candeur laissera sa vertu au fond de la forêt.

Mais il n’y a pas que ça.

Quand Georges revient en permission il semble « sortir du bureau » alors que tous les témoignages s’accordent à dire que les soldats étaient de véritables zombies tant il leur était difficile d’oublier les horreurs qu’ils avaient vues et de renouer avec le monde de « l’arrière ».

Et pour finir il y a les américains qui ne semblent avoir débarqué que pour s’amuser à compter fleurette aux petites françaises et goûter les spécialités locales.

Le film est sauvé néanmoins par deux femmes:

Caroline Champetier, directeur de la photographie qui nous donne des images splendides. Les paysages si reposants à quelques centaines de kilomètres du carnage, les scènes de la vie paysanne qui sont de véritables tableaux et les gros plans sur les visages qui en disent plus long que les mots chez ces « taiseux ».

Iris Bry, dont c’est le premier rôle, étonnante de présence et de naturel qui crève l’écran et qui est la véritable vedette de ce film.

De belles choses sur le plan formel mais grosse déception quand même. Après des « hommes et des dieux » on espérait mieux de Xavier Beauvois.

Haddocka

 

Publié dans A voir