Bienvenue

Vous souhaitez entendre autre chose sur les femmes,
Vous pensez qu’elles méritent mieux que l’image qu’en donne la publicité,
Vous pensez que la société de consommation nous fragilise plus qu’elle nous apporte,
Vous pensez qu’il n’est pas indispensable d’avoir un corps de rêve pour être une vraie femme,
Vous pensez que la femme n’est pas un homme, que chacun a sa place et sa mission spécifique et que les deux sont complémentaires,
Vous pensez que le propre de la femme c’est le don, le don de la vie d’abord mais plus généralement le don de soi,
Vous pensez que les femmes peuvent apporter des solutions intelligentes à une société en perte de repères…

…Entrez en résistance avec nous.

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La collection Alana

Si vous ne deviez visiter qu’une exposition au cours des prochaines semaines, ne ratez pas la Collection Alana. Une collection de tableaux quasi secrète, jamais présentée au public, a traversé l’océan pour être accueillie au Musée Jacquemart André.

Alvaro Saieh et son épouse Ana Guzman, d’où le nom ALANA, résultant de la contraction de leurs deux prénoms, quatrième fortune du Chili, sont passionnés par l’art italien ancien.

Et c’est ainsi que pour la première fois, 76 chefs d’œuvre du 13ème au 16ème siècle sont présentés dans les salons des époux Edouard André et Nélie Jacquemart, eux aussi, en leur temps,  grands collectionneurs de la peinture italienne, qui se devaient de les accueillir dans leur magnifique hôtel particulier.

Alvaro Saieh est un véritable amateur d’art. Il n’a que faire du « financial art », « de l’imposture culturelle de l’art contemporain ». Il recherche des tableaux qui lui vont droit au cœur, qui ont une valeur spirituelle.

Comment ne pas être étonné par le fait qu’aujourd’hui des Koons and co valent plus chers que ces œuvres magnifiques florentines, siennoises ou vénitiennes des siècles passés !

La présentation de l’exposition est intéressante.

Dans la première salle, à la manière des musées d’autrefois, nous sommes saisis. La collection Alana est ainsi dans les salons des appartements des époux Saieh.

Nos yeux ne savent où se poser tant les tableaux sont à touche touche. Là encore, l’agencement de cette salle est bien éloigné de la tendance au dépouillement actuel. Chaque tableau est un exemple de l’art italien à la Renaissance.

Les autres salles reprennent un ordre chronologique, bien utile  pour nous autres.

Une magistrale leçon d’histoire de l’art italien. En désordre, Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Filippo Lippi, Véronese, Bronzino, Bellini, Carpaccio… Nous ne saurions tous les citer et surtout vous gâcher la joie de l’appropriation de tous ces chefs d’œuvre.

                                                               Couleurs douces et éclatantes, richesse de l’ornementation, travail de l’or, paysages, gestuelle … Que ce soient des thèmes exclusivement religieux ou antiques, aucun tableau ne nous laisse indifférent et nous aimerions nous asseoir dans les salons d’ Alan Saieh et Ana Guzman et nous laisser porter.

 

Musée Jacquemart-André

Jusqu’au 20 janvier 2020, 7 jours sur 7

Moussaillon

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Alice et le maire

Un peu déçue par ce film de Nicolas Pariser qui a pourtant de grandes qualités et qui a su échapper à la caricature.

– Certes le milieu, nous sommes dans la mairie socialiste de Lyon, est bien montré, sorte de gigantesque fourmilière sans cesse agitée, où chacun a son rôle à jouer et dont la reine est l’impérieuse directrice de cabinet (Léonie Simaga ).
– Certes les acteurs sont excellents et la jolie Anaïs Demoustier dans le rôle d’Alice-toute de candeur- qui ne connait pas ce milieu mais qui est censée redonner des idées au maire qui n’en a plus, rivalise de talent avec Fabrice Luchini, en édile épuisé qui a laissé technocrates et communicants prendre le pouvoir sur le projet « Lyon 2500 » et faire du grand n’importe quoi.

Mais le scénario est un peu pauvre. On voit mal l’évolution des relations entre Alice et Paul Théraneau. Elle a des bureaux de plus en plus grands et est de plus en plus détestée par les gens en place, il est ravi de ses notes sans qu’on sache jamais vraiment de quoi il s’agit. Les digressions sur la vie personnelle d’Alice sont mal amenées et sans intérêt et la dernière scène, niaise à souhait, est, à mon avis, complètement ratée.

Le film est néanmoins sauvé par les deux discours du maire.
-Le premier lors de l’inauguration d’une plaque à la mémoire de résistants : « Des hommes venant d’horizons très différents ont su s’unir pour lutter contre le nazisme… » (on n’entend pas ça tous les jours)
-le second, discours préparé par Alice pour Théraneau  quand le maire brigue la présidence du PS. Un discours « de modestie » sur les ratés de l’éducation de notre élite qui ne pense plus qu’à « faire du fric » (un régal mais n’oublions pas que nous sommes au cinéma )

-Y a-t-il encore une vraie pensée en politique ?

-Peut-on tenir dans le monde politique quand on a une pensée ?

Le réalisateur donne à ces deux questions une réponse bien triste et malheureusement surement vraie.

Haddocka

 

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La question

1968 : Comment faire l’amour sans faire un enfant.
2019 : Comment faire un enfant sans faire l’amour.

Qu’en sera-t-il en 2070 ? Que nous réservent les cinquante prochaines années ?
Madame Aurore Bergé, députée LREM déclarait le 2 octobre dernier à l’assemblée nationale :
« Ni aujourd’hui, ni demain, nous n’empêcherons quelconques parents hétérosexuels de vouloir concevoir un enfant de manière charnelle. »

Merci beaucoup Madame de cette précision, nous voilà rassurés en espérant que vous tiendrez vos promesses. Pas comme Monsieur Edouard Philippe qui déclarait le 10 février 2013 :
« Nous nous opposerons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins et à la GPA qui, au nom de l’Egalité ne manquera pas d’être réclamée par la suite.

C’est vrai qu’à l’époque Monsieur Philippe était à l’UMP. En changeant de parti, il a changé d’idée -ça arrive- mais où sera Madame Bergé dans cinquante ans…nul ne peut le dire.

Alors dans cinquante ans pourra -t -on encore « vouloir concevoir un enfant de manière charnelle »?

Telle est La question.

Haddocka

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Les hirondelles de Kaboul

Ne renoncez pas à aller voir ce petit bijou sous prétexte que c’est un film d’animation. Au bout de cinq minutes vous n’y penserez plus et puis malheureusement, peut-on imaginer une équipe de tournage, aujourd’hui dans Kaboul pour critiquer les talibans et la place qu’ils font aux femmes.

Zabou Breitman (pour la réalisation) et Eléa Gobbé-Mevellec (pour le graphisme) ont donc pris le parti du film d’animation inspiré du livre éponyme de Yasmina Khadra paru en 2002.
Deux femmes pour un hymne à la femme dans des décors aquarellés pastels de toute beauté, qui tranchent bien avec la violence du propos.

Nous sommes en 1998 et deux couples sont les protagonistes de cette histoire.
D’une part Moshen et Zunaira. Ils sont jeunes, ont étudié à l’université, lui l’Histoire et elle le dessin et ils pleurent le temps où ils pouvaient aller au théâtre, écouter de la musique et vivre libres comme des hirondelles.
D’autre part Atiq et Mussarat plus âgés. Elle a un cancer et sait que ses jours sont comptés, lui est le gardien de la prison des femmes, les destins de ces deux couples vont se croiser.

Dans ce pays où toute liberté est confisquée, il est impossible pourtant d’empêcher de belles âmes de tout donner pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore.
On ne vous en dira pas plus mais courez vite voir ce beau film.

Haddocka

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« Dorothy Day, la révolution du coeur ».

Voici le récit d’une conversion, singulière… Dorothy Day nait en 1897 à New York , dans le quartier populaire de Brooklyn. Son père est un homme souvent absent et sévère,  sa mère, fille d’un fabricant de chaises, est l’image du courage et de l’ordre. En 1906, un violent tremblement de terre secoue les côtes californiennes alors que la famille Day habite Oakland. Tout est détruit et Dorothy voit les familles privées de toits, réduites à la misère du jour au lendemain tandis qu’un formidable élan de solidarité s’organise. Cet évènement déclenche en Dorothy ce bon cœur et cette générosité dont elle fera preuve toute sa vie.

Élevée chrétiennement, elle passe son adolescence à approfondir sa Foi. Elle apprend les psaumes par cœur,  découvre  la vie des saints, puis vers 15 ans, elle abandonne la pratique  religieuse. Elle est ulcérée par la façon dont la société américaine rejette les pauvres. « De nature tumultueuse » selon ses propres termes, elle quitte la maison familiale à 16 ans pour l’université de l’Illinois grâce à une bourse qu’elle a décrochée, son père ne voulant pas lui accorder son indépendance. Elle découvre la lutte des classes, la littérature d’extrême gauche et elle est prise de ferveur révolutionnaire. Elle sera néanmoins  constamment écartelée entre la religion et ses convictions politiques.  C’est dans le journalisme qu’elle croit pouvoir servir la cause du peuple en en dénonçant la condition et les mauvais traitements. De rencontres en rencontres, de déceptions en désillusions, elle revient peu à peu à l’Évangile et à l’Église jusqu’à ce qu’elle comprenne que « le but d’une communauté politique est d’aider l’homme à atteindre sa fin la plus haute, qui est Dieu ».

Ce qui peut-être déconcertant dans la vie de cette femme est qu’ il y aura  toujours en elle ce curieux alliage entre une révolutionnaire radicale et une femme de Foi, une militante des droits de la femme mais une opposée farouche à l’avortement et au contrôle des naissances, une adepte de certains changements dans l’Église tout en déplorant la perte de la beauté liturgique.

Dorothy Day a été rappelée par Dieu le 29 novembre 1980. Trois auteurs ont collaboré pour  retracer la vie de cette femme difficilement « classable », car surprenante à beaucoup d’égards! A vous de juger!

Sapajou

« Dorothy Day la révolution du coeur », Elisabeth Geffroy, Baudoin de Guillebon, Florian de Rivaz. Ed Taillandier, 19,90 euros

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Grace de Monaco, princesse en Dior

                                                   

Née le 12 novembre  1929, la Princesse de Monaco aurait 90 ans cette année.
A cette occasion, le musée Christian Dior a souhaité lui rendre hommage.
Première exposition consacrée à une personne emblématique, célèbre pour sa beauté et son élégance.

Avant de devenir Princesse, grâce à son mariage avec le prince  Rainier III en 1956 ( où 1600 journalistes étaient présents !), Grace Kelly  vivait aux Etats-Unis.
De bonne famille, elle construit sa vie, loin des scandales et devient déjà célèbre au théâtre, à Broadway et à la télévision. Muse d’Alfred Hitchcock, entre 1951 et 1956, l’actrice est une star à Hollywood, joue  dans Fenêtre sur cour, toute en Dior, son couturier préféré. On parle déjà du style Grace Kelly.

Toute sa vie, elle restera fidèle à Marc Bohan  qui sera,  pendant 30 ans, directeur artistique de la maison Dior. Actrice et princesse, deux rôles qui lui vont à merveille, deux rôles de représentation où le paraître et le choix des vêtements sont importants.

C’est donc ému qu’Albert II, Prince de Monaco, est venu  à Granville voir la collection de robes (86 prêtées par la Principauté), manteaux, chapeaux, souliers, accessoires  mis en scène au musée Christian Dior. Sans oublier les nombreux flacons de parfums, appréciés pour leur esthétique, qui ornaient sa salle de bains.

Cette exposition exceptionnelle rappellera à beaucoup, grâce aux photographies, lettres entre la Principauté et la maison Dior (la Princesse n’assistait pas aux défilés, elle recevait croquis et échantillons  de tissus que lui envoyaient Marc Bohan et madame Agnès), films d’archives et  magazines,  ce glamour monégasque avec ses fêtes, ses soirées que la princesse a su créer.

Mais loin des mondanités, Grace appréciait aussi, en famille,  cette couture adaptée à une femme active et dynamique, les motifs floraux, les couleurs pastels ou vives  comme sur la fameuse robe bayadère en 1967, ample, en mousseline transparente et aux couleurs dégradées. Pour la journée elle aimait aussi cette silhouette jeune,  élégante et sportive, ce classicisme dépouillé, ces ensembles structurés,  ces robes chemisiers, ces lignes épurées que n’oublie pas de nous montrer l’exposition.

Marc Bohan a parfaitement résumé ce qui le liait à la Princesse de Monaco « Au cours de ma carrière, j’ai l’espoir d’avoir contribué  à servir un idéal, la beauté des femmes avec un même souci : n’en être pas moins en résonance avec l’esprit du temps, les goûts de l’époque et les préoccupations  de la société ».

Musée Christian Dior:
1 rue d’Estouteville  50400 Granville

27 avril-17 novembre 2019

http://www.musee-dior-granville.com

 

Mille sabords

 

 

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Bonnes vacances

 

Comme chaque année, nous fermons la boutique au mois d’août. Ce sera pour mieux vous retrouver en septembre.

Toute l’équipe de Femmes ad hoc vous souhaite de bonnes vacances

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